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  Dimanche 05 Février 2012

Dossiers


Vous voulez en savoir plus sur l'emploi, le secteurde l'ingénierie ou les entreprises qui recrutent ? Les Dossiers et Interviews d'Ingénieur-emplois.com vous apportent une information claire et d'actualité.

>>Conseils de recherche d'emploi pour les candidats licencies
>>Quelques conseils pour rester imperméable à la crise
>>Ateliers Gestion de Carrières
>>Aeronautique : Tous les acteurs doivent rester mobilisés !
>>AREVA, UNE ENTREPRISE TOURNEE VERS LE HANDICAP
>>Handicap et emploi : où en sommes-nous ?
>>INGENIEURS : LE MARCHE DE L'EMPLOI EST-IL SEXISTE ?
>>LA CLIMATISATION R744, FAUTE DE COMBATTANTS ?
>>PSA PEUGEOT CITROËN
>>INGENIEURS : CHOISISSEZ LES CRENAUX PORTEURS!
>>Entreprise à la une : GROUPE AREVA
>>GENERATION INTERNET : QUAND LA TECHNOLOGIE ACCENTUE LE FOSSE GENERATIONNEL DANS L’ENTREPRISE
>>RETROUVEZ INGENIEUR-EMPLOIS.COM AU FORUM ENSAM
>>Travail collaboratif : « Optimiser le court terme pour compresser le long terme »
>>Textiles européens - Sauvés par la recherche?
>>Les Maisons de l'Emploi
>>Dépassons nos frontières !
>>En route pour la Silicon Valley
>>131 Ecoles d'ingénieur au banc d'essai
>>Le palmarès 2005 des écoles d'ingénieurs
>>Le développement des Pôles de Compétitivité
>>L'apprentissage dans les formations d'ingénieurs
>>Vers un campus numérique en mécanique
>>AREVA recrute 12 000 personnes chaque année pour répondre aux grands enjeux énergétiques du XXIème siècle
>>LES TELECOMS LIBRES EN QUETE DE CANDIDATS
>>LOGICA
>>Accélération de l'innovation : le CSTB lance le Pass' Innovation
>>Le BTP un secteur qui recrute
>>EDF
>>Maîtrise de l'énergie et développement des énergies renouvelables déjà 33 milliards d'euros et 220 000 emplois en France
>>Hays Energie, Eau & Environnement
>>AEROSPACE, LE MBA DE L’ESC TOULOUSE
>>Un marché encore peu touché par la crise


 
Conseils de recherche d'emploi pour les candidats licencies   



Trouver un emploi, c’est du boulot. Engagez vous à rechercher un emploi pendant au moins deux à trois heures par jour.

Transposez vos compétences. Etudiez comment vos compétences peuvent être utiles dans des industries ou secteurs qui recrutent. En effet, il y a des savoir-faire universels que les recruteurs recherchent, tels que des compétences en communication, en résolution des problèmes ou encore en management de projet etc.

Tirez profit des réseaux sociaux. Rejoignez les communautés ou sites de réseaux sociaux et n’oubliez pas d’utiliser les blogs comme un moyen de mettre en valeur vos compétences, vos expériences et votre créativité.

Etudiez les offres d’emploi en ligne. Les sites d’offres d’emploi en ligne vous donnent une vision très claire des profils recherchés sur le marché. Les recruteurs utilisent souvent des modes de recherches par mots clés pour retrouver les CV des candidats pouvant correspondre à leur recherche. Pensez donc à télécharger votre CV sur ces sites comme Careerbuilder.fr.

Rendez-vous plus attrayant. Prenez du temps pour retourner à l’école ou obtenir une certification au sein d’une formation ou en ligne.

Restez actif. Soyez volontaire. Beaucoup d’employeurs vous diront que la période d’inactivité peut être une expérience profitable pour le candidat qui peut alors étendre son réseau de connaissance.
 

  
 

 
Quelques conseils pour rester imperméable à la crise   





1.    Être à l’affût de responsabilités supplémentaires.

Montrez que vous pouvez revêtir plusieurs casquettes au sein de l’entreprise et que vous êtes capables de prendre en charge plusieurs responsabilités. Essayez d’être engagé sur des projets à long terme.

2.    Faire partie d’une équipe.

Montrez-vous comme quelqu’un de proactif, qui partage les informations et les ressources tout en essayant de tirer profit du travail des autres.

3.    Donner des idées.

Proposez de nouvelles idées pour permettre à votre entreprise d’économiser son budget tout en trouvant de nouvelles sources de revenus plus efficaces afin d’aider votre entreprise à sortir de la crise.

4.    Claironner.

Gardez une trace de vos différentes contributions et projets dans l’entreprise ainsi que des résultats quantifiables pouvant prouver votre efficacité. Partagez les points essentiels d’un projet en cours en envoyant un email à votre patron ou aux managers qui pourraient être sensibles à votre réussite. Assurez-vous de distribuer les lauriers à ceux qui sont impliqués dans le projet !

5.    Rester positif.

Fixez votre attention sur vos projets et vos tâches à accomplir. Ne laissez pas les rumeurs miner votre moral et votre productivité
 

  
 

 
Ateliers Gestion de Carrières   



B2EN, accompagnateur de carrière des ingénieurs en partenariat avec le MUNCI (L'association professionnelle des Informaticiens) organise quatre ateliers pratiques sur la gestion de carrière.


Au programme:

- Comment trouver un nouveau job ?: Jeudi 11 juin 2009 de 19 à 21H

- Le Marketing de carrière: Jeudi 18 juin 2009 de 19 à 21H

- "Se "vendre" tout au long de sa carrière": Jeudi 25 juin 2009 de 19 à 21H

- Les réseaux relationnels: jeudi 02 juillet de 19 à 21H

Ces ateliers sont organisés dans le 15ème arrondissement de Paris. L'adresse exacte vous sera communiquée lors de la confirmation de votre inscription.

Tarifs:

-Adhérents du MUNCI: 15 euros par atelier ou 50 euros pour les 4 ateliers

-Non-adhérents du Munci : 30 euros par atelier ou 100 euros pour les 4 ateliers

Pour vous inscrire, 2 possibilités:

-Vous souhaiter payer en ligne: Cliquez-ici (site sécurisé du MUNCI)

-Vous souhaitez payer par chèque: Cliquez ici

ATTENTION :


-Le nombre de places est limité à 25 personnes par atelier pour garantir l'interactivité.

-il est possible d'adhérer immédiatement au Munci et profiter des tarifs adhérents. http://www.munci.org/pages/adhesion-munci.html
 

  
 

 
Aeronautique : Tous les acteurs doivent rester mobilisés !   



Après des résultats record sur l’année 2008, l’avenir de l’aéronautique pour 2009 reste marqué par l’incertitude.


En Avril dernier,  le Groupement de Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales publiait les résultats de son étude de l’industrie aéronautique et spatiale en 2008. Premier constat, les résultats plus que positifs de l’année passée sont la conséquence directe de l’économie favorable qui a soutenu les investissements jusqu’à la mi-2008. Problème, avec la fameuse crise, la situation pour 2009 ne semble pas se présenter sous ces mêmes auspices.


Le niveau des carnets de commandes n’est plus une valeur sûre


Le nombre record de commandes accumulées jusqu’en 2008 a permis la réalisation d’un chiffre d’affaires total de 37,1 milliards d’euros, en progression de 4,7 %. Ces chiffres remarquables traduisent sans nul doute le haut degré de compétitivité auquel l’industrie aéronautique et spatiale française est parvenue. Mais la crise économique et financière qui s’est déclarée à l’automne 2008 marque la fin d’un cycle. Les commandes et livraisons subiront un ralentissement qui ne pourra être endigué que par les efforts conjoints des industriels et pouvoirs publics pour renforcer la Supply Chain. « Le niveau élevé de nos carnets de commandes ne garantit plus notre activité : leurs réalisations nécessite en effet que nos clients soient encore en mesure de transformer leurs commandes en livraisons. », décrypte Charles Edelstenne, président du GIFAS.


Malgré un pilotage des activités sans visibilité à long terme, le GIFAS se veut optimiste pour la suite, « les fondamentaux de l’industrie et du transport aérien sont bons et le besoin redécollera avec la croissance mondiale ».


Quel emploi pour l’aéronautique en 2009 ?


A l’instar du chiffre d’affaires, les recrutements de l’année 2008 ont suivi la croissance d’activité pour atteindre un niveau de 20 % supérieur aux embauches des deux années précédentes, soit environ 12 000 recrutements. Nombreux et qualifiés, puisque plus de 3 embauches sur 4 étaient réalisées en CDI et près de 45% des emplois concernaient des profils ingénieurs et cadres. Pour 2009, les prévisions laissent entrevoir une réduction de l’offre de 2/3 des embauches prévues, soit de 3 000 à 4 000 recrutements. Si 2008 avait permis la création de 2 000 emplois en France, les embauches de l’année 2009 seraient uniquement dédiées au renouvellement des compétences essentielles.



Consulter les résultats de l’enquête du GIFAS http://www.gifas.asso.fr/reaxia/files/servyfdheqkp/2009avril02Communiquesse.pdf

 

  
 

 
AREVA, UNE ENTREPRISE TOURNEE VERS LE HANDICAP   



AREVA, expert mondial dans les métiers de l'énergie, a signé en 2007 un accord de groupe visant à favoriser l’emploi des personnes handicapées. Un bon élève dans le secteur de l’ingénierie qui ouvre ses portes chaque année à tous les talents. 

POUVEZ-VOUS NOUS présenter AREVA en quelques mots ?

1AREVA propose à ses clients des solutions technologiques pour produire de l'énergie sans CO2 et acheminer l'électricité en toute fiabilité. Nous procédons à un recrutement toutes les heures dans le monde. Cette année, 12 000 nouveaux talents nous rejoindront à travers le monde et contribueront à répondre aux grands enjeux du XXIe siècle : accès à l'énergie pour le plus grand nombre, préservation de la planète, responsabilité vis-à-vis des générations futures.

Quelle est votre politique en matière de handicap ?

En 2007, nous avons signé un accord de groupe en faveur de l'emploi des personnes en situation de handicap en France qui fixe des objectifs notamment en matière de recrutement, d'insertion et de formation professionnelle. Pour cela, nous nous appuyons sur un réseau d'une centaine de référents handicap qui sont des acteurs de terrain sur nos sites.

Cette politique porte-t-elle ses fruits ?

Nous observons déjà des résultats probants sur 2007. 150 efforts d'insertion, 74 contrats signés avec des personnes handicapées (dont 51% en CDI). Plus de 80% de l'objectif sur trois ans (90 contrats) a d'ores et déjà été atteint. Nous avons également amélioré notre taux d'emploi qui passe de 2,79% à 2,93% (dont 2,48% au titre de l'emploi direct).

Quels sont les leviers de votre action ?

Notre volonté est de mener une démarche structurée, de progrès continu, avec des résultats concrets. Nous misons sur la mobilisation et la richesse humaine. Au-delà des obligations légales, nous nous efforçons de placer l'humain au cœur de nos actions afin qu'elles aient du sens et apportent un supplément d'âme. C'est pourquoi AREVA a donné, par exemple, la parole à ses salariés en situation de handicap pour qu'ils livrent leurs témoignages de vie et que l'on réalise combien leur présence est un maillon de progrès dans la chaine d'une équipe. Parce que travailler au quotidien avec des personnes handicapées, c'est une richesse humaine, une autre manière de voir les choses ; et c'est ce qu'AREVA a choisi de mettre en lumière.

Quels profils recrutez-vous aujourd'hui ?

Pour renforcer nos équipes, nous recrutons des profils tous niveaux (du technicien à l'ingénieur) en gestion de projets, études / R&D, production, maintenance et intervention, systèmes d'information et dans tous les métiers supports. Les candidats peuvent nous retrouver pendant la 12e semaine nationale pour l'emploi des personnes handicapées, du 17 au 23 novembre 2008 sur les forums à Paris, Lyon, Rennes, Saint-Quentin en Yvelines et Montélimar ; dans les handicafés à Paris, Caen, la Défense, Cergy-Pontoise, Rouen et Lyon ; et lors du jobdating à Lyon.
 





2Elisabeth
Freund-Cazaubon,
Responsable Mission Diversité chez AREVA






Les chiffres clés d'AREVA :

-  CA France 2007 : 11 923 millions d'euros

-  Secteur : énergie

-  Effectifs : 71 000, dont 31 000 en France

-  Postes à pourvoir : 4 000 en France (dont 2 500 ingénieurs et cadres)
 

  
 

 
Handicap et emploi : où en sommes-nous ?   



L’accès à l’emploi pour les handicapés est aujourd’hui règlementé par la loi. Mais les entreprises jouent-elles le jeu ? Quelle est actuellement la situation des personnes handicapées face à l’emploi ? Comment aborder le handicap dans la recherche d’emploi ?

Laurent Cocquebert, Directeur général de L’ADAPT nous aide à y voir plus clair.

 

Ingénieur-emplois.com : Quelle est actuellement la situation du handicap face à l’emploi ?

Laurent Cocquebert : Actuellement, le taux de chômage des personnes handicapées avoisine les 19% soit le double de celui des valides. Cela représente, selon les sources, entre 200 000 et 240 000 personnes handicapées au chômage. L'ANPE dans son annuaire statistique publié en avril dernier, avance le chiffre de 220 000. Si ce taux est à la baisse, il reste tout de même très important pour tous nos concitoyens handicapés dont l'insertion sociale passe aussi par une insertion professionnelle.


Ingénieur-emplois.com : Cette question est-elle selon vous assez présente à l’esprit des recruteurs ?

Laurent Cocquebert : Aujourd'hui et depuis la loi du 11 Février 2005, 120 000 entreprises sont concernées par l'obligation d'emploi des travailleurs handicapés. En effet toute entreprise de plus de 20 salariés est assujettie à cette obligation, elles sont donc conscientes des efforts à fournir en la matière.

Malheureusement plus d'une entreprise sur trois soumise à l'obligation d'embauche de personnes handicapées n'en embauchent aucune. Il y a donc du chemin à parcourir pour ces 27 000 entreprises.

L'un des chevaux de bataille de notre association est l'insertion professionnelle, c'est pourquoi nous sommes fréquemment sollicités par des entreprises qui cherchent à embaucher des travailleurs handicapés.



Ingénieur-emplois.com : Pourquoi y a-t-il cette « réticence » à l’emploi de personnes handicapées ? 


Laurent Cocquebert : Il ne s'agit pas tant de réticence que de méconnaissance. Certains recruteurs pensent difficultés quand ils pensent au recrutement d'un collaborateur handicapé. Or, dans seulement  20% des cas, le recrutement d'une personne handicapée demande une adaptation de poste. Par ailleurs, 93% des recruteurs employant des personnes handicapées sont satisfaits. C'est la raison pour laquelle L'ADAPT organise chaque année la semaine pour l'emploi des personnes handicapées pour créer la rencontre entre ses travailleurs et les recruteurs et sensibiliser le plus grand nombre.



Ingénieur-emplois.com : Dans un CV ainsi que dans une lettre de motivation, comment un candidat doit-il aborder le sujet du handicap ?

Laurent Cocquebert : Le candidat vend ses compétences et le recruteur achète un profil et une force de travail qui correspond à sa fiche de poste. J'insiste sur un point essentiel: le candidat, avant d'être une personne handicapée, est une personne compétente. Ainsi, le candidat doit-il se présenter comme un professionnel et n'aborder son handicap que sous l'angle de l'adaptation de poste si besoin est en fin d'entretien. L'employeur n'a pas à connaitre son handicap mais l'impact de celui-ci sur le poste de travail.



Ingénieur-emplois.com : Quels conseils donneriez-vous à une personne handicapée à la recherche d’un emploi ?

Laurent Cocquebert : Avant d'être une personne handicapée, vous êtes une personne compétente. Vous devez appliquer les mêmes règles qu'un candidat valide quand vous cherchez un emploi : être clair sur votre parcours et sur votre projet professionnel. Puis aborder le handicap en dernier point, naturellement, sous l'angle de l'adaptation de poste.

Laurent Cocquebert, Directeur général de L’ADAPT – association pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées

L’ADAPT, association pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées, est une association loi 1901, reconnue d’utilité publique. Chaque année, elle accompagne près de 10 000 personnes handicapées, touchées par le handicap à leur naissance ou suite à un accident de la vie. Dans ses soixante établissements sanitaires et médico-sociaux, L’ADAPT assure soins, rééducation, orientation, formation professionnelle et aide à l’insertion professionnelle à chacun de ses bénéficiaires. La mission qu’elle conduit depuis près de 80 ans : accompagner la personne handicapée dans son combat ordinaire, celui de sa vie quotidienne, pour qu’elle puisse vivre avec et comme les autres.

Pour en savoir plus, www.ladapt.net
 

  
 

 
INGENIEURS : LE MARCHE DE L'EMPLOI EST-IL SEXISTE ?   



Accès à l’emploi rapide, salaires en hausse, le rapport 2008 de la Conférence des Grandes Ecoles paru en juin 2008 fait l’état des lieux d’un marché de l’emploi plus que favorable à l’insertion des jeunes diplômés dans les entreprises. Pourtant l’enquête note un écart grandissant entre les taux d’emploi des diplômés et diplômées.


Bonne conjoncture pour les jeunes dip’…

Sitôt diplômés, sitôt embauchés ! Avec un taux d’emploi venant flirter avec le record de 2001 où le ratio atteignait près de 92 %, l’emploi des jeunes ingénieurs se porte définitivement bien ! Evoluant au cœur d’une conjoncture favorable notamment du fait de l’internationalisation et du papy boom, les jeunes ingénieurs sont aujourd’hui plus que jamais sollicités par les entreprises. Le rapport 2008 de la Conférence des Grandes Ecoles montre en effet que 83 % des diplômés trouvent un emploi en moins de deux mois à la sortie de leur école !

Conscientes de la valeur de ces jeunes cerveaux, les entreprises, notamment celles des secteurs de l’industrie automobile, de l’aéronautique ou du naval sont particulièrement friandes de ces diplômés aux multiples qualités. « De nombreuses entreprises, comme c’est le cas par exemple d’Arcelor Mittal dans l’industrie, cherchent à attirer les jeunes ingénieurs d’abord pour un stage en vue de les intégrer et de leur proposer un plan carrière sur trente ans. », confirme Nicolas Ollivier, responsable de la division industrie et ingénieurs chez Hays. « Ces jeunes ingénieurs sont certes très prisés pour leur diplôme, mais partant du principe que ces diplômés de grandes écoles sont tous compétents, c’est surtout le savoir-être et la faculté d’adaptation du jeune ingénieur qui vont faire la différence auprès des recruteurs », continue Nicolas Ollivier.




A première vue, l’avenir semble donc assuré pour les jeunes ingénieurs. Mais la situation des femmes ingénieurs, qui sont moins bien servies par la conjoncture, vient nuancer les résultats positifs de la Conférence des Grandes Ecoles.




…mais des jeunes femmes ingénieurs moins bien loties

Entre une orientation des femmes vers les filières scientifiques et techniques encore trop timorée, des idées reçues sur les métiers et le secteur, les jeunes femmes ingénieurs ont encore du mal à trouver leur place sur des postes techniques.



En 2007, alors que 13 % des jeunes diplômées étaient en recherche d’emploi, seuls 7 % de leurs homologues masculins n’avaient pas encore trouvé leur première entreprise. Même tendance du côté des salaires, avec 6 à 7 % de plus à la fin du mois pour les messieurs. Mais pourquoi de tels écarts à diplômes et compétences équivalents ? Pour Marianne Rodot, membre de l’Association Française des Femmes Ingénieurs, « ces différences sont sans doute la cause du conditionnement culturel et éducatif qui font préférer certaines orientations et comportements. Il est très inquiétant de voir qu’encore en 2007, les écarts de salaires existent en défaveur des femmes ingénieurs. »

Les recruteurs du monde de l’ingénierie auraient-ils en tête le stéréotype de l’ingénieur au masculin ? C’est en tout cas la théorie qu’avance Nicolas Ollivier du groupe Hays : « La France n’a jamais réellement fait montre d’une volonté de promouvoir les métiers techniques de l’ingénieur auprès des femmes. Il y a de plus une sorte de légende urbaine qui catalogue malheureusement et irrémédiablement ces postes comme étant réservés aux hommes. »De fait, les femmes ingénieurs se reportent principalement sur les fonctions d’encadrement, de communication ou de management au détriment de la technique.

Une situation inacceptable pour Bernard Ramanantsoa, président de la commission « Aval* », qui souligne en préambule du rapport : « Il n’est pas digne de nos sociétés actuelles de tolérer qu’un écart se creuse à cet égard entre les diplômés et les diplômées. Face à ce constat, il nous paraît vital que l’ensemble des acteurs prenne conscience que ces différences ne peuvent perdurer ». L’appel est lancé.


 


* Commission composée des directeurs d'Ecoles ou représentants des relations entreprises dont une des missions est de suivre l’insertion professionnelle des jeunes diplômés.

 

  
 

 
LA CLIMATISATION R744, FAUTE DE COMBATTANTS ?   



À compter du 1er janvier 2011, un système de climatisation à base de gaz à effet de serre fluorés dont le potentiel de réchauffement planétaire est supérieur à 150 sera interdit sur le plan européen pour les nouveaux types de véhicule. À partir du 1er janvier 2017, cette loi concernera tous les véhicules neufs. Le "potentiel de réchauffement planétaire" PRP, ou GWP (Global Warning Potential), valorise l’impact d'un gaz à effet de serre fluoré par rapport à celui au dioxyde de carbone. Pour rappel, le fluide actuellement utilisé présente un PRP de 1 410 et celui antérieur, le R12, avait un PRP de 14 000.



La technologie de remplacement la mieux placée est le R744 à base de dioxyde de carbone. Son PRP n’est que de 1, ce qui permet de dire que son taux de fuite est pratiquement sans conséquence et que son utilisation devrait abaisser les émissions de CO2 de 30%. L’équipementier Behr a déjà annoncé avoir reçu des commandes de la part de constructeurs allemands. Il annonce aussi une meilleure efficacité du refroidissement de l’habitacle avec un point de confort atteint 8 minutes plus tôt qu’avec le système conventionnel R134a. Les difficultés techniques, telles que la plus haute pression et le bruit du compresseur, semblent avoir été résolues ; reste le prix de fabrication qui serait environ 30% supérieur.



Des fluides alternatifs sont aussi à l’étude. Ils présentent l’avantage de fonctionner sur les dispositifs actuels avec très peu de modifications. La majorité d’entre eux n’ont cependant pas passé les tests d’efficacité thermodynamique, d’usure compresseur ou de toxicité à court terme. Selon Behr, aujourd’hui seul le fluide 1234yf développé conjointement par DuPont et Honeywell est encore en liste. Il a, de plus, l’avantage d’un faible PRP : seulement 4. Il lui reste encore quelques tests et évaluations, dont la toxicité à long terme et l’inflammabilité. Il n’est cependant pas sûr que ces tests soient terminés pour janvier 2011. Reste aussi la problématique du coût, car, si les équipements du R134a peuvent être réutilisés, le prix de vente du fluide « sans concurrence » n’est pas connu.



Delphi a aussi une alternative avec le R152, après avoir contourné la problématique de l’inflammabilité en créant un circuit secondaire. Il y a donc encore beaucoup de problématiques sur le remplacement du R134a. En attendant, il est probable qu’un grand nombre de nouvelles plates-formes passent leur homologation européenne avant 2011 !



Yvonnick Gazeau




En savoir plus :



• Le R152a, l’alternative surprise de la future climatisation Delphi

http://www.auto-innovations.com/site/brevetech/r152.html



• La climatisation écologique grâce au CO2…

http://www.auto-innovations.com/site/dossier/dclimco2.html

 

  
 

 
PSA PEUGEOT CITROËN   



1 – L’entreprise :

Présentez-nous votre entreprise en quelques mots.
Secteur d’activité : construction et vente automobile.



Principales implantations :


Production européennes : France (région parisienne, Rennes, Sochaux, Mulhouse), Espagne, Portugal, Italie, République Tchèque, Slovaquie,

Commerciales : dans plus de 150 pays.

Chiffre d’affaires 2007 : 60,6 milliards d’euros

Effectif total : 207 850 personnes

Quelles sont les valeurs de votre entreprise ?
Avec plus de 200 000 collaborateurs dans le monde, la politique de ressources humaines de

PSA Peugeot Citroën est un atout majeur pour la croissance et le développement du Groupe.

Elle allie performance économique et progrès humain, en s'appuyant sur des valeurs communes et un dialogue social permanent. Afin d'étendre à l'international ses meilleures pratiques, le Groupe a signé en 2006 un accord-cadre mondial sur la responsabilité sociale du groupe.


  • Un dialogue social porteur d'innovations durables 

  • Une responsabilité sociale à l'échelle mondiale

  • La féminisation des emplois : un atout pour le Groupe

  • La diversité : la cohésion sociale et l'égalité des chances pour tous

  • Une exigence : la sécurité et les conditions de travail

  • La gestion prévisionnelle de l'emploi et des compétences

  • Des rémunérations fondées sur la compétitivité et la performance



2 – Le recrutement

Quels postes sont actuellement à pourvoir dans votre entreprise ?
Nous recherchons principalement pour les métiers de la R&D et l’industrialisation/Production. 


  • ingénieurs sûreté de fonctionnement

  • ingénieurs développement électronique

  • ingénieurs conception pilotage des fonctions assises et toits ouvrants

  • ingénieur développement acoustique

  • chargé de projet en ingénierie des systèmes électroniques

  • ingénieurs architecture et conception de fonctions

  • ...


Quels profils recherchez-vous exactement ?
Nous recherchons principalement des ingénieurs (Bac + 4/5) maîtrisant parfaitement l’anglais. Plus précisément en ce qui concerne les compétences : Ingénierie système / Sûreté de fonctionnement / Architecture électrique électronique et réseaux / Maîtrise d’œuvre et pilotage de développement / Intégration & validation électrique électronique…

Pour nos lecteurs, pouvez-vous expliquer quelles sont vos méthodes de sélection ?
Chaque dossier de candidature est anonyme. Une fois retenu, le candidat a plusieurs entretiens :



• avec un recruteur (afin d’apprécier sa personnalité, ses qualités de synthèse et d’analyse, son aisance relationnelle, sa capacité à prendre du recul…) ;


• avec un gestionnaire de carrières (pour l’orienter professionnellement vers les métiers et missions les mieux adaptés à son parcours et à ses désirs) ;


• avec différents responsables opérationnels (afin de valider ses compétences techniques, mais aussi son intégration dans l’équipe).

Quelles qualités attendez-vous d’un candidat ?
Plus qu’un profil, nous recherchons avant tout des passionnés qui sauront s’adapter à la diversité des métiers du Groupe et travailler en équipe tout en restant autonomes.

Quels sont selon vous, les avantages de votre entreprise ?
Grâce à la diversité des métiers qu’il rassemble et à la mobilité qu’il encourage, le Groupe

PSA PEUGEOT CITROËN mise sur votre potentiel et vous offre des perspectives de carrières

variées.

Pour en savoir plus.
 

  
 

 
INGENIEURS : CHOISISSEZ LES CRENAUX PORTEURS!   


Le CNISF estime à 639000 le nombre d'ingénieurs en France*. De l'Industrie au BTP en passant par les Services et l'Informatique, le métier d'ingénieur fait appel à de multiples compétences dans des domaines d'activités divers. Mais ces dernières années, certains secteurs comme l'énergie et le BTP se placent comme de véritables tremplins vers l'emploi.

Depuis 2004, la reprise du marché de l'emploi des ingénieurs se confirme. Un taux de chômage moyen de 3,7% en 2007 - soit une baisse de 0,7 point par rapport à 2006 - des opportunités d'emploi nombreuses et majoritairement pour des postes en CDI…en 2008 les candidats auront indubitablement le vent dans le dos.

Un espace professionnel favorable

Selon le CNISF, 95% des ingénieurs se disaient fiers de leurs métiers en 2005 et sur cette même tendance positive, l'enquête de juin 2007* démontre que 46% des ingénieurs se déclarent satisfaits de leur situation professionnelle. C'est donc dans un contexte professionnel serein que les ingénieurs semblent évoluer.

Bénéficiant d'un marché de l'emploi favorable qui offre notamment aux jeunes diplômés un accès rapide au premier emploi - moins de six mois- les ingénieurs se positionnent plus volontiers sur le secteur privé. Avec un salaire médian de 31000€ par an pour un débutant et de 51875 € pour les expérimentés, le marché de l'ingénierie offre de bonnes perspectives d'évolution de carrière tant pour des postes internationaux, que pour des postes requérant une double compétence.

Mais attention, certains secteurs seront plus favorables que d'autres…

Certains secteurs plus dynamiques

Avec 50,3% des emplois, l'Industrie est le premier employeur des ingénieurs, suivi de près par le secteur tertiaire qui rassemble 42,1% des emplois. Viennent ensuite le BTP (4,8%) et l'agriculture (2,8%) qui procurent le reste des postes d'ingénieurs.

Si les sociétés de services et l'ingénierie informatique offrent encore de belles opportunités avec 10,7% des recrutements, en 2008 le secteur automobile devrait lui au contraire connaître un ralentissement de son activité. Suite à la hausse du prix des matières premières, mais aussi à la domination de l'euro sur le dollar, les constructeurs vont être obligés de revoir leur organisation et peut-être intensifier les délocalisations. Notons que les métiers se rattachant aux énergies comme la pétrochimie ou le nucléaire sont aujourd'hui de plus en plus recherchés sur le marché de l'emploi. En nombre insuffisant face à la demande, les ingénieurs spécialisés dans ces domaines font actuellement figure de perle rare.



Consulter les offres

* Article réalisé à partir de «L'Observatoire des ingénieurs français, Rapport de la 18ème enquête du CNISF», juin 2007
 

  
 

 
Entreprise à la une : GROUPE AREVA   



1 - L'entreprise :


Avec une présence industrielle dans 43 pays et un réseau commercial couvrant plus de 100 pays, AREVA propose à ses clients des solutions technologiques pour produire de l'énergie sans CO2 et acheminer l'électricité en toute fiabilité. Leader mondial de l'énergie nucléaire, le groupe est le seul acteur présent dans l'ensemble des activités industrielles du secteur.

Ses 71 000 collaborateurs s'engagent quotidiennement dans une démarche de progrès continu, mettant ainsi le développement durable au cœur de la stratégie industrielle du groupe.

Les activités d'AREVA contribuent à répondre aux grands enjeux du XXIe siècle : accès à l'énergie pour le plus grand nombre, préservation de la planète, responsabilité vis-à-vis des générations futures.



Jérôme EYMERY, ,
Responsable Département Recrutement France d’AREVA




Leader mondial dans les métiers de l'énergie


  • N°1 sur l'ensemble du cycle nucléaire

  • N°3 dans la transmission et distribution d'électricité


Notre mission :       permettre au plus grand nombre d'avoir accès à une énergie toujours plus propre, plus sûre et plus économique

Notre stratégie :

Etre l'acteur de référence dans les solutions de production d'énergie sans CO2 et d'acheminement d'électricité

  • Capitaliser sur notre modèle intégré pour mener la renaissance du nucléaire :
    - Construire 1/3 des nouvelles capacités nucléaires
    - Sécuriser le cycle du combustible pour nos clients actuels et futurs

  • Assurer une forte croissance rentable dans le T&D

  • Développer notre offre d'énergies renouvelables



Chiffres clés 2007

CARNET DE COMMANDES :
39 834 M€
+ 55,4 %

CHIFFRE D'AFFAIRES :
11 923 M€
+ 9,8 %

RESULTAT OPERATIONNEL :
751 M€
+ 84,6 %

RESULTAT  NET :
743 M€
+ 14,5 %

Implantation dans le monde cliquez ici

Quels sont vos objectifs pour l'année à venir ?
(Nombre de recrutements en prévision, activités à développer…)
 
En 2009, AREVA recrute 10 000 nouveaux collaborateurs, soit un recrutement toutes les 45 minutes !

La croissance du groupe AREVA est très soutenue dans toutes ses activités et se traduit par une augmentation équivalente des effectifs. Pour faire face à ces défis, AREVA prévoit en 2009 de recruter plus de 10 000 nouveaux collaborateurs dans le monde dont environ 4 000 en France. Des ingénieurs expérimentés, des jeunes diplômés, des ouvriers et des techniciens : une diversité de profils qui contribueront à répondre aux grands enjeux énergétiques mondiaux.

Quelles sont les valeurs de votre entreprise ?
 
AREVA intègre le développement durable dans ses pratiques de gestion à travers AREVA Way, une démarche de progrès continu qui s'articule autour de dix grands engagements.
- Satisfaction des clients
- Respect de l'environnement
- Innovation
- Performance économique
- Implication sociale
- Gouvernance
- Progrès continu
- Prévention des risques technologiques
- Intégration dans les territoires
- dialogues et concertation


AREVA, c'est aussi :

  • Des valeurs clairement exprimées (charte des valeurs) basées sur les 10 principes du pacte mondial des Nations Unies (droits de l'Homme, conditions de travail, respect de l'environnement et lutte contre la corruption)



  • Une mise en œuvre au travers d'un processus de progrès continu, l'AREVA Way, structuré autour de nos 10  engagements de Développement Durable et intégré au système général de gestion.



  • L'AREVA Way, c'est aussi, au quotidien, une façon d'être et une façon d'agir : volonté de progresser, anticipation, réactivité, ouverture au dialogue.



2 – Le recrutement

Quels postes sont actuellement à pourvoir dans votre entreprise ?
Nous proposons de nombreux postes. Pour en citer quelques-uns : Ingénieurs procédé chimie, Ingénieur achats, Ingénieur méthodes en mécanique, Ingénieur planning, Ingénieur études en thermo hydraulique, Ingénieur surveillance fournisseurs…
 
Quels profils recherchez-vous exactement ?
Les candidats que nous recrutons sont des scientifiques généralistes de niveau Bac + 5 avec des spécialisations en mécanique, thermo-hydraulique, neutronique, génie atomique, mécanique des fluides, thermique, physique nucléaire, électricité, automatismes, matériaux…


Pour nos lecteurs, pouvez-vous expliquer quelles sont vos méthodes de sélection ?
Ils seront tout d'abord accueilli par un membre de l'équipe en charge du recrutement des jeunes diplômés. Le recruteur, qui sera leur premier contact dans l'entreprise, a pour mission de vérifier que leurs aspirations et compétences correspondent aux pré-requis du poste à pourvoir. Cette première rencontre comporte un entretien individuel prenant appui sur un questionnaire d'autoévaluation, ainsi qu'un test d'anglais. Les candidats ayant franchi cette étape seront invités à participer à des entretiens complémentaires avec leurs futurs responsables hiérarchiques.
 
Quelles qualités attendez-vous d'un candidat ?
Esprit d'équipe, créativité, enthousiasme, ouverture d'esprit…


Quels sont selon vous, les avantages de votre entreprise ?
AREVA est une entreprise jeune qui s’est forgée une identité forte en s’appuyant sur un ensemble de points politiques, mais aussi d’actions.



  • Un système de management intégré, AREVA WAY, qui s’appuie sur les principes de développement durable.

  • Des valeurs communes et partagées

  • Une communication fédératrice sur la mission qui est de « permettre au plus grand nombre d’avoir accès à l’électricité dans des conditions plus sures et plus économiques.. »

  • Des politiques RH mettant en avant le développement des collaborateurs


3 – Le conseil emploi

Quels conseils donneriez-vous à un candidat voulant postuler dans votre entreprise ?
Le candidat doit bien préparer son entretien en se renseignant sur l'entreprise et sur le poste pour lequel il est reçu !
 

  
 

 
GENERATION INTERNET : QUAND LA TECHNOLOGIE ACCENTUE LE FOSSE GENERATIONNEL DANS L’ENTREPRISE   


Nés dans les années 1980-90, les membres de la « Génération Internet » ou « Génération Y » constituent les bataillons qui remplaceront bientôt par millions les baby-boomers. Leurs habitudes culturelles et technologiques vont transformer en profondeur l’organisation et le système informatique des entreprises.
Immergée dès l’enfance dans la technologie, bercée par Internet et la mobilité, la « Génération Y » est aussi fortement attachée à certaines valeurs : partage, communauté, accès immédiat et gratuit à l’information, interactivité entre medias. Elle porte aux nues le portable, les lecteurs MP3 et le Web 2.0… Ses membres préfèrent communiquer par SMS, blog (80% des plus de 8 millions de blogueurs français ont moins de 24 ans), Facebook (dont le fondateur et CEO est âgé de… 24 ans) ou messagerie instantanée (près de 90% d’utilisateurs au sein de la Génération Y) que par téléphone ou même l’archaïque email.

Ces caractéristiques impactent radicalement les pratiques de recrutement et de fidélisation ainsi que les modes de travail au sein de l’entreprise. Elles portent ainsi le fossé générationnel sur le lieu de travail, déroutant managers et collaborateurs plus expérimentés. Les symptômes les plus fréquents sont les demandes de flexibilité (horaires, tâches allouées) ou la remise en cause des rapports hiérarchiques classiques, au profit du « collaboratif » et du « participatif ». Mais le système informatique est lui aussi touché, notamment pour tout ce qui concerne la communication et les échanges d’information. Les employés de la « Génération Y » s’attendent naturellement à disposer des dernières avancées technologiques pour leurs activités de tous les jours.

Comme le souligne Jean Pujol, du cabinet Ineum Consulting, « le pas est d’autant plus difficile à franchir que l’écart entre les informatiques d’entreprise et grand public est prononcé ». L’exemple de la messagerie instantanée est le plus frappant : si je peux en temps réel, converser simultanément depuis mon ordinateur ou mon mobile avec plusieurs amis distants et leur transmettre des fichiers, pourquoi ne puis-je pas le faire avec mes collègues au bureau ? C’est à l’employeur de faire le premier pas, sous peine de voir son système envahi de logiciels à la sécurité douteuse téléchargés sur Internet, mais également pour éviter l’instauration d’un dialogue de sourds inévitablement néfaste.

Malgré la connotation marketing de l’appellation « Génération Y », il ne faut pas croire que les tendances qu’elle porte sont un effet de mode passager. Elles représentent un levier d’innovation et un accélérateur de transformation qu’il faut savoir saisir…tout en maîtrisant le risque de décrochage des seniors face à l’introduction rapide de nouvelles technologies.


Ineum Consulting www.ineumconsulting.com est une société de conseil en stratégie, organisation et systèmes d’information. Ayant fait le choix d’une totale autonomie vis-à-vis des éditeurs et détenteurs de grosses capacités d’intégration et d’outsourcing, Ineum Consulting assiste ses clients dans la réalisation de leurs choix stratégiques, opérationnels et technologiques, en toute objectivité. La gamme de services qu’elle couvre, focalisée sur la connaissance profonde des métiers de ses clients et sur sa capacité à mettre en oeuvre des solutions spécifiques, représente une force de proposition unique.
Ineum Consulting - 750 collaborateurs, présent en France, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, Suisse et États-Unis - fait partie de Management Consulting Group Plc, qui dispose de plus de 30 bureaux répartis sur les 5 continents. Management Consulting Group Plc, société cotée au London Stock Exchange comprend également Proudfoot Consulting, spécialiste de l'efficacité opérationnelle et Parson Consulting, spécialiste du conseil aux directions financières.

 

  http://www.ineumconsulting.com/
 

 
RETROUVEZ INGENIEUR-EMPLOIS.COM AU FORUM ENSAM   



Retrouvez ingenieur-emplois.com au forum ENSAM mercredi 26 et jeudi 27 mars de 9h30 à 17h30 au pars Parc Floral de Vincennes.

Ingénieur-emplois.com vient à la rencontre des étudiants et fera parti des 150 entreprises exposantes de cette 28ème édition du forum ENSAM ! Placé sous le signe de l’emploi et de la carrière, le forum ENSAM permet aux étudiants de rencontrer les professionnels du secteur de l’ingénierie, s’informer en assistant à des conférences ou encore postuler à des offres d’emploi ou de stage. N’oubliez pas vos CV !

L’entrée du forum est libre et gratuite.
Plus d’infos et plan d’accès :
 

  http://www.forum-ensam.fr
 

 
Travail collaboratif : « Optimiser le court terme pour compresser le long terme »   

Alain Morand est directeur d'Ingetech. Il nous expose ici sa vision du travail collaboratif et les conséquences de ces nouvelles méthodes de travail sur l’emploi.

Pensez-vous, comme beaucoup, que la France est réellement en retard sur le travail collaboratif ?

Je pense qu’il faut d’abord définir exactement ce que l’on entend par travail collaboratif. Souvent, des confusions existent entre travail collaboratif et travail coopératif.
D’un point de vue sémantique, cela signifie « travailler ensemble ».

Avec les méthodes coopératives, la charge de travail est répartie entre les participants, à qui on assigne des tâches précises et concrètes. La finalisation consiste à assembler le fruit du travail de chacun des participants pour constituer le produit final. C’est la méthode traditionnelle.

Les méthodes de travail collaboratif sont toutes autres.

Les tâches ne sont pas réparties entre différents participants. C’est ensemble que les collaborateurs travaillent à chaque étape et contribuent à l’atteinte de l’objectif. La réussite du projet ne réside pas forcément dans la productivité de chacun mais dans la capacité du groupe à communiquer et à interagir.

Concernant maintenant le retard de la France, tout est relatif. Par rapport aux Etats-Unis, oui, nous sommes en retard. Outre Atlantique, les grandes compagnies utilisent les deux méthodes : coopérative et collaborative. Ces dernières sont notamment utilisées sur des projets courts car on peut plus facilement uniformiser les méthodes de travail, où que soient basées les ressources.

Existe-t-il un frein ?

Effectivement. C’est une nouvelle façon de travailler, elle peut se heurter à l’histoire des sociétés. En France, le personnel est très catégorisé et les méthodes collaboratives ont du mal à s’imposer. Mais nous allons y venir : de nombreuses sociétés explorent, consultent, étudient.

Et les forces, quelles sont elles ?

Elles sont énormes. La première est que le travail collaboratif est un formidable levier sur le temps : il fait gagner du temps et donc de la productivité. « Le long terme est fait d’une succession de courts termes ». Pour compresser le long terme, il faut optimiser le court terme. Et ceci est facilité par le travail collaboratif :

Dans l’industrie, au moins 50% de la charge de travail sur un projet n’est pas portée par le donneur d’ordre mais à l’extérieur, par les sous-traitants. Les méthodes de travail collaboratif vont agir sur l’ensemble des intervenants, à l’intérieur comme à l’extérieur de la société, et ce en même temps.

Un exemple : Ingetech commercialise un outil de travail collaboratif, au service de l’innovation , Centric Project de Centric Software. Un contrat a été signé avec Hamilton du groupe United Technologies, un équipementier aéronautique américain de plus de 10 000 personnes. Leurs objectifs : réduire le temps de cycle d’étude de 50% où que soient les ressources et augmenter d’autant la productivité. Cet objectif a été atteint par l’emploi de 1000 puis 3000 accès installés dans tous les sites concernés.

Avec cet outil, la lisibilité en temps réel du projet est complète : analyse contrôle, planning… A tout moment, un retard dans la chaîne est détectable. Le facilitateur de projets va voir directement où se pose le problème pour le résoudre. Des contacts peuvent être pris avec des post-it virtuels par exemple. La force du groupe oblige chacun à suivre et à rattraper son retard le cas échéant. Les problèmes se résolvent de façon non conflictuelle. L’objectif est imposé mais atteint de façon pédagogique.

Cet outil permet également d’enregistrer toutes les séquences qui ont permis d’atteindre l’objectif. Ainsi, les sociétés peuvent imaginer breveter leur processus d’innovation, ce qui est très novateur et très sécurisant. Ce sont les méthodes de travail et le savoir faire qui font la qualité et l’originalité d’un produit, plus que le produit final. Ce sont elles qu’il faut protéger des copieurs.

Quelles peuvent être les conséquences sur l’emploi ?

Il est certain que des emplois vont se créer. Deux nouveaux types de poste vont apparaître :

- l’ingénieur travail collaboratif. Il doit avoir participé à la conception d’un produit et intégré une dynamique projet.

- Le facilitateur de projet. Il aura une fonction d’arbitrage. Il a du recul par rapport au projet et définit une ligne collaborative entre les services. Il est l’animateur de l’équipe.

Quels seront les meilleurs profils pour ces nouveaux types de postes ?
Soit des ingénieurs, soit des chefs de projet.
Dans tous les cas, il faudra des personnes avec une certaine « épaisseur » . Ne pourront prendre ces postes que des personnes très expérimentées, ayant fait de la gestion de projet, bâti des projets, mis en place des méthodologies de travail.

Aujourd’hui, les universités de technologies ( UT) mettent déjà l’accent sur le travail collaboratif. Mais les jeunes ingénieurs devront s’imposer à ces postes, et il leur faudra d’abord acquérir de l’expérience.

Enfin, ces deux postes seront confiés à une personne « de la maison », qui fait consensus entre les équipes et qui a la confiance de la direction générale.

Pour l’apprentissage, les méthodes collaboratives sont fantastiques. Alors qu’avec le travail coopératif, la structure pédagogique est imposée, elle est plus souple avec le travail collaboratif. L’apprenant est soutenu par le groupe entier, il utilise le travail de groupe et ses résultats pour apprendre.

Visitez : www.ingetech.fr et www.centricsoftware.com
 

Alain Morand  alain.morand@ingetech.fr
 

 
Textiles européens - Sauvés par la recherche?   



Le dossier sur le portail de l'Union Européenne:
L'Europe a toujours été un des acteurs clés de l'innovation textile. Depuis une vingtaine d'années, ce secteur est néanmoins confronté à une érosion permanente face à des concurrents de mieux en mieux armés. Année charnière, 2005 libéralise totalement l'industrie du textile et de l'habillement au niveau mondial dans le cadre de l'Uruguay Round. A l'Europe de sortir ses jokers et de miser sur l'intelligence.
europa.eu.int/comm/research/rtdinfo/45/index_fr.html

Le Japon aussi faisait peur
Qui, à propos de l'émergence d'un grand concurrent international, a déclaré : « Les Etats-Unis ont été croqués et les Américains viennent de s'en apercevoir, mais trop tard », reprochant aussi à l'Europe de ne pas se protéger ? Un industriel inquiet de la concurrence chinoise sur le textile ? Non : Jacques Calvet, alors président de Peugeot, à propos des importations de voitures japonaises en 1990... Cette anecdote illustre nos peurs et nos fantasmes devant l'ouverture commerciale, mais elle montre aussi les ressorts du dynamisme européen.
[...]
Article écrit par Pacal Lamy et paru sur Lexpansion.com, le 1er juin 2005: www.lexpansion.com/3772/51/art/134.0.132174.0.html

L'Institut Français Textile-Habillement:
L'IFTH conduit des missions d'intérêt général et des prestations privées.
Prospecteur des innovations, promoteur et formateur aux nouvelles technologies, l'IFTH est garant de la qualité et joue un rôle de conseil et d'expert auprès des industriels, des distributeurs, des Pouvoirs Publics et des consommateurs.
www.ifth.org

R2ITH
Destiné à soutenir l'innovation et la création,
ce réseau intègre l'ensemble des préoccupations de la filière Textile-Habillement
en associant à la fois les entreprises, les instances professionnelles de la filière, les centres de formation, des laboratoires de recherche et développement et les pouvoir publics.
www.r2ith.org
 

  
 

 
Les Maisons de l'Emploi   

Portées par la loi de cohésion sociale de janvier 2005, les Maisons de l'Emploi se développent.

A Paris, des Maisons de l'emploi pour aider les chômeurs


Les anglo-saxons les appellent jobs centers. Dans la seule agglomération londonienne, il en existe près d'une centaine, qui ont servi de modèle aux futures "Maisons de l'emploi", que Jean-Louis Borloo, ministre de l'emploi, du travail et de la cohésion sociale, souhaite installer en France.


Paris, dans ce domaine, a eu un rôle précurseur, mais sur une échelle beaucoup plus modeste que la capitale britannique, puisque cinq "Maisons du développement économique et de l'emploi" ont ouvert dans la capitale, entre 1997 et 2002, dans les 13e et 14e, 18e, 19e et 20e arrondissements. La Ville compte 11 % de chômeurs, mais ce taux grimpe à 20 %, voire plus, dans certains quartiers du Nord ou de l'Est. Dans ce contexte, les Maisons tentent de suppléer, par un fonctionnement souple et un accès direct, aux carences du service public de l'emploi, submergé de demandes et insuffisamment armé pour individualiser ses réponses.


La loi de cohésion sociale de janvier 2005 prévoit de généraliser ces structures, qui existent dans une soixantaine de villes et qui, comme à Paris, sont, dans leur quasi-totalité, entièrement subventionnées par les communes. Trois cents devraient ouvrir d'ici à la fin de 2006, créées ex nihilo ou labélisées "Borloo" lorsqu'il s'agira de développer des structures existantes.


Le décret fixant les modalités d'attribution des aides de l'Etat a été pris le 22 mars 2005. Il détaille le cahier des charges auquel les Maisons de l'emploi devront satisfaire. L'idée force est de "fédérer l'action des partenaires publics et privés" de l'emploi, ANPE et Assedic. Une mission ambitieuse, que très peu de structures existantes remplissent aujourd'hui.


Les cinq maisons parisiennes se sont plutôt construites en jouant de leur complémentarité avec les services publics de l'emploi classiques. Celle de l'avenue d'Italie, dans le 13e arrondissement, a ouvert ses portes en 2002. Comme dans les autres structures parisiennes, on y trouve un cyberespace en permanence bondé où, via un rendez-vous téléphonique, on peut, par tranche de deux heures hebdomadaires, venir consulter des offres et des sites d'entreprises, relever son courrier électronique ou rédiger un CV.


Ce service est très apprécié des 12 000 personnes qui fréquentent annuellement chaque Maison parisienne. Notamment parce qu'il n'existe pas ailleurs sous cette forme. L'ANPE et l'APEC (réservé aux cadres) ne proposent encore aux demandeurs d'emploi qu'un accès sur leur propre site Internet de recherche d'emploi.


"C'est un service indispensable quand on ne dispose pas d'Internet chez soi", assure Murielle, professeur de danse, la quarantaine, qui souhaite "changer de métier" et se lancer dans l'édition. Avec quatorze autres personnes, elle vient participer à une réunion collective sur la création d'entreprise, animée par l'Association pour le développement et l'initiative locale (ADIL), l'un des prestataires réguliers des Maisons de l'emploi parisiennes.


A côté d'elle, une jeune femme, secrétaire de formation, veut créer une sandwicherie, un couple, une entreprise de chauffage, deux étudiantes d'origine asiatique, un commerce d'accessoires de mode. Après deux heures d'informations plutôt concrètes sur les aspects juridiques et la réglementation, chacun peut, s'il le souhaite, affiner son projet en entretien individuel.


Le fonctionnement des cinq Maisons parisiennes repose sur les mêmes principes : l'ouverture à tous les publics ­ chômeurs, mais aussi jeunes diplômés à la recherche d'un premier emploi, cadres seniors, salariés souhaitant créer leur entreprise, voire retraités à la recherche d'un complément d'activité ­ et la mise en relation du public avec des associations spécialisées et des entreprises parisiennes qui organisent régulièrement, sous l'égide des Maisons de l'emploi, des forums de recrutement.


"Notre valeur ajoutée, c'est le temps qu'on consacre aux gens, une écoute et une souplesse d'utilisation des services que le public ne trouve pas toujours ailleurs, souligne Emmanuel Pheulpin, directeur de la Maison de l'emploi du 14e. Les forums de recrutement que nous organisons régulièrement commencent tout juste à se faire à l'ANPE."


Des entreprises implantées dans le tissu parisien et plutôt en manque de personnel, comme le groupe de restauration et d'hôtellerie Accor, mais aussi la Brink's ou La Poste, proposent des sessions de recrutement dans les Maisons. Autre innovation lancée dans le 19e et le 14e : le parrainage de chômeurs par des cadres d'entreprises volontaires. Dans la maison du 19e, 63 personnes en ont bénéficié en 2004, avec un taux de retour à l'emploi ou une formation qualifiante de 70 %.


De précurseur qu'elle a été, la Ville de Paris souhaiterait devenir un modèle et, surtout, prendre le train de la loi Borloo pour augmenter les performances de son réseau. Chaque Maison coûte en moyenne 550 000 euros par an au budget du département. "L'efficacité du système est bonne, mais encore insuffisante, estime Christian Sautter, adjoint (PS) au maire de Paris chargé des finances, de l'emploi et du développement économique. Il faut renforcer le personnel permanent pour assurer un meilleur suivi individuel des demandeurs d'emploi. Le conventionnement avec des associations spécialisées est indispensable, mais il n'est pas suffisant."


L'initiative gouvernementale est donc saluée très positivement par l'exécutif municipal, qui a déjà déposé un dossier afin d'obtenir le label Borloo pour une sixième Maison de l'emploi et obtenir une aide budgétaire, notamment en personnels. Mais l'idée n'est pas de créer, à l'identique, une nouvelle structure sur le modèle des cinq premières, malgré la demande insistante des deux maires (UMP) du 15e et du 17e, René Galy-Dejean et Françoise de Panafieu, pour avoir une Maison de l'emploi dans leur arrondissement.


La Ville penche plutôt pour la création, sous la forme juridique d'un Groupement d'intérêt public (GIP), d'une "Maison parisienne de l'emploi" qui, conformément au cahier des charges gouvernemental, travaillerait d'abord à la mise en synergie des différents services publics spécialisés et servirait de centre de ressources pour le réseau existant.



Un budget de 400 millions d'euros par an


A Paris.
Les cinq Maisons du développement économique et de l'emploi parisiennes sont implantées dans le 13e arrondissement (126, avenue d'Italie), le 14e (13, rue Rémy-Dumoncel), le 18e (164, rue Ordener), le 19e (27, rue du Maroc) et le 20e (31, rue Pixerécourt). Leurs programmes mensuels (sessions de formation et d'information, forums de recrutement, etc.) sont consultables sur le site Internet de la Ville (www.paris.fr).


Sur le territoire national.

62 Maisons de l'emploi sont répertoriées, créées, pour la plupart à l'initiative des communes.


Aides.

Le décret fixant les modalités d'attribution des aides de l'Etat aux Maisons de l'emploi, prévues par la loi de cohésion sociale de janvier 2005, prévoit une aide renouvelable annuellement dans la limite de quatre ans.


Budget.

La loi de cohésion sociale a prévu un budget de fonctionnement et d'investissement de 400 millions d'euros par an pour les nouvelles structures et 7 500 recrutements pour l'accompagnement individuel des chômeurs.
 

Christine Garin.
Article paru dans l'édition du Monde du 26 avril 2005
  http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3228,36-642661,0.html
 

 
Dépassons nos frontières !   

"Je m'apprête à diriger l'alliance Renault-Nissan" : Carlos Ghosn PDG de Nissan évoque sa nouvelle mission, dans un article paru dans "Le Monde".

Je m'apprête à diriger l'alliance Renault-Nissan. Je suis heureux de retrouver professionnellement la France, que j'ai quittée il y a six ans pour le Japon, et particulièrement heureux de le faire chez Renault. Ancrée de longue date dans le paysage industriel français, Renault est aujourd'hui une entreprise emblématique de la France qui ose, de la France qui gagne.




Avec Louis Schweitzer, nous avons partagé des moments forts au service de l'avenir du groupe. L'alliance Renault-Nissan a constitué un des plus beaux défis que nous ayons eu à relever ensemble. C'est, depuis 1999, une formidable aventure industrielle et humaine ; un partenariat dans lequel l'union concourt à la performance des deux entreprises, chacune conservant son identité et sa culture.



L'alliance entre un grand constructeur européen, Renault, et un grand constructeur japonais, Nissan, a donné naissance au quatrième groupe automobile du monde, l'un des plus innovants et des plus rentables.



C'est avec confiance et enthousiasme que j'aborde ces nouvelles responsabilités, car je crois en nos capacités, celles de notre pays et de ses entreprises, à s'adapter aux exigences du monde d'aujourd'hui comme de demain.



J'aborde également cette mission avec un certain nombre de convictions. Plusieurs années d'expérience en France, au Brésil, aux Etats-Unis et au Japon, l'intensité de l'action comme la diversité des réflexions échangées avec les acteurs industriels à travers la planète ont conforté mon approche et forgent ma vision de l'entreprise du XXIe siècle. Notre époque porte une marque de fabrique qui s'impose aux entreprises comme à notre pays : le dépassement des frontières. Le monde ancien avait pour principe d'organisation la frontière, séparant le dedans du dehors, le connu de l'inconnu, avec la force des simplicités binaires.




Nationales, linguistiques, culturelles, les frontières fonctionnent à la manière de fractales : on en découvre de nouvelles à mesure que l'on regarde de plus près. Ainsi apparaissent les frontières opérationnelles et fonctionnelles, celles qui séparent les savoirs, les métiers, les approches.



Mais le monde actuel se construit sur le dépassement de ces frontières. Désormais, le contact est plus important que la séparation ; l'échange, plus enrichissant que la juxtaposition ; la confrontation, un moindre risque que l'indifférence et l'isolement. Dans le monde qui s'ouvre à nous, les frontières nationales sont remises en question par la mondialisation, les frontières culturelles transcendées par le multiculturalisme et, au sein de l'entreprise, les frontières fonctionnelles et opérationnelles s'effacent devant la transversalité des méthodes.



Ces dépassements de frontières comportent naturellement des conséquences pour l'entreprise de demain : le franchissement des frontières devient une condition du succès. L'entreprise doit agir à l'échelle de la planète en s'appuyant sur des collaborateurs issus de multiples cultures, et gagne à être décloisonnée pour réunir des talents complémentaires et assembler des intelligences de tous horizons.



Dans ce monde ouvert, je suis convaincu que la diversité des cultures est une dimension essentielle pour l'entreprise. Choisissez la diversité, elle vous le rendra au centuple. Dès lors qu'une entreprise conduit ses opérations sur les marchés mondiaux, il est indispensable de tenir compte des besoins et des valeurs de cultures variées.



C'est une question de compréhension, d'efficacité, de vitesse et, finalement, de performance. Il s'agit d'utiliser les différences et de jouer des complémentarités pour apprendre et grandir, tout en renforçant sa propre identité. Garder ses racines tout en ouvrant la porte à un changement constructif grâce à un échange réciproque : voilà ce que la mondialisation doit permettre. La diversité des cultures ne signifie pas la confusion, la dilution de l'identité, le règne de l'uniformité. Au contraire, elle est inséparable du respect des différences et constitue une source infinie d'enrichissement mutuel.



Au sein de l'entreprise, ce sont également les cloisonnements fonctionnels qui peuvent être abolis grâce à une plus grande transversalité. Elle invite à regarder au-delà de son périmètre opérationnel et suppose de se défaire de ses idées préconçues pour confronter les approches et multiplier les angles de vue. Plus que d'un concept, il s'agit d'une attitude qui requiert de l'écoute, de la curiosité et de l'imagination. La transversalité renvoie aussi à la vision d'une société moins verticale et hiérarchisée, plus horizontale et réticulaire. Une société où la distance diminue entre ceux qui décident et ceux qui exécutent. Parce qu'elle responsabilise davantage les acteurs, la transversalité est un élément puissant d'implication, de motivation et donc de performance.



Dans ce monde où les frontières s'estompent, un impératif émerge avec toujours plus de force, identique en tout point de la planète : la performance. C'est une langue universelle. Qualité, coûts, délais : elle se parle de la même manière au Japon, en Europe ou aux Etats-Unis. La performance est un devoir. Un devoir vis-à-vis de nos clients, qui attendent de nous le meilleur ; un devoir vis-à-vis des femmes et des hommes ­ collaborateurs, partenaires, actionnaires ­ qui font vivre l'entreprise et en partagent les fruits ; un devoir enfin vis-à-vis de notre pays, dès lors que la compétitivité de ses entreprises lui permet de relever le défi de la mondialisation.



Créatrice de valeur, ouverte à la diversité culturelle et transversale dans ses approches, c'est ainsi que je vois l'entreprise performante du XXIe siècle. Quel doit être, en son sein, le rôle d'un dirigeant ? Qu'est-on en droit d'attendre de lui ? Trois choses principalement : l'engagement sur des objectifs, la transparence dans l'action et la responsabilité des résultats. Telles sont, à mes yeux, les conditions de son autorité et de sa légitimité.



L'engagement d'un dirigeant se fonde sur des objectifs. Ambitieux en même temps que réalistes, ils doivent traduire une stratégie de long terme en leviers de mise en oeuvre opérationnelle. Ainsi, les plans successifs engagés chez Nissan depuis 1999 ­ le "plan de renaissance de Nissan", "Nissan 180" et "Nissan Value-Up"­ se sont tous articulés autour d'objectifs clairs, quantifiables, mesurables et échelonnés dans le temps.



A titre d'exemple, le plan "Nissan Value-Up", qui couvrira la période 2005-2007, se décline en trois engagements majeurs : 4,2 millions d'unités vendues à travers le monde en fin de plan, une rentabilité au plus haut niveau des constructeurs généralistes et un taux de retour moyen sur les capitaux investis supérieur ou égal à 20 %. Ces objectifs doivent être exposés à toutes les parties prenantes de l'entreprise, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. L'engagement requiert un ingrédient supplémentaire : la volonté de transparence.



A une époque où l'information ne connaît plus de frontières, où elle est virtuellement accessible à tous, à tout moment et en tous lieux, il est indispensable d'en assurer l'authenticité et la fiabilité. Ce n'est pas qu'une question d'éthique. Le secret et la dissimulation peuvent se révéler dévastateurs. Diriger une entreprise impose un devoir de vérité et de transparence. Les vérités sont parfois brutales, mais ce n'est pas être brutal que de les révéler. Il est même de la responsabilité d'un patron d'avoir le courage et l'honnêteté de les affronter, de prendre les décisions qui s'imposent et de les expliquer.



Pour cela, j'ai l'habitude de partir d'une feuille blanche, d'observer sans a priori et d'écouter les différents acteurs dans tous les secteurs et à tous les niveaux. Puis, sur la base d'un diagnostic partagé, des solutions pragmatiques peuvent être élaborées en commun, décidées et mises en oeuvre.



Un dirigeant est enfin personnellement et totalement responsable des résultats. Il assume à la fois le passé, le présent et l'avenir de son entreprise. Je crois profondément à la nécessité, pour le chef d'entreprise, de s'engager puis de rendre compte. Il n'y a pas d'échappatoire. Il faut dire ce que l'on va faire et faire ce que l'on a dit.



C'est fidèle à cet esprit que, le 2 mai, tout en conservant la direction de Nissan, je vais retrouver Renault... Je vais retrouver "les" Renault. Ce sont d'abord les femmes et les hommes qui font la valeur d'une entreprise : leur talent, leurs compétences, leur engagement, leur passion. Pour moi, ni la performance ni l'efficacité ne sont possibles sans une vision et une volonté partagées par tous, sans un consensus actif sur son devenir. Rien n'arrête des femmes et des hommes motivés et performants. Performants, parce que motivés par un défi commun. J'irai à leur rencontre dès ma prise de fonctions. Je connais les Renault, mais je sais que je dois les redécouvrir. Ils me connaissent, mais je reviens vers eux, riche d'une expérience nouvelle à partager et avec l'envie de vivre ensemble des moments forts.



Depuis son origine, l'alliance est à réinventer sans cesse. Sa réussite apporte dès aujourd'hui la démonstration de l'intérêt d'une stratégie mondiale fondée sur un partenariat respectueux de l'identité et de la culture de chaque entité et favorisant les synergies par-delà les frontières. Renault-Nissan préfigure à mes yeux l'entreprise de demain.



C'est en perpétuant cet équilibre dynamique, avec tous les collaborateurs de Renault et de Nissan, que nous allons poursuivre la croissance d'une alliance résolument tournée vers l'avenir.
 

Carlos Ghosn, "Le Monde"
édition du 24 Mars 2005
  http://www.lemonde.fr
 

 
En route pour la Silicon Valley   

Partir travailler dans le temple de la high-tech attire toujours les Français. Mais le départ doit être bien préparé. Premier réflexe, obtenir un visa.

La Silicon Valley fait encore rêver ! Même si la situation est plus dure qu'à la fin des années 90, où l'on embauchait à tour de bras dans l'informatique, « elle continue d'offrir des opportunités, notamment aux jeunes entrepreneurs » , confie Ale Gicqueau, le patron d'Interfrench, réseau francophone qui rassemble 5 000 professionnels de la high-tech travaillant dans la Silicon Valley (contre 160 inscrits en 2001). Ils seraient à peu près 30 000 Français dans la seule Bay Area, selon une étude de la mission économique de San Francisco datée de février 2004.


Mais contrairement à d'autres communautés, nos compatriotes sont très éparpillés. Avec une forte proportion d'ingénieurs dans les domaines du logiciel, des télécoms et des biotechnologies. « Ils travaillent surtout dans des sociétés américaines, car très peu de filiales d'entreprises françaises ont réussi dans la high-tech à part Ilog, Infograme et Business Objects » , précise Ale Gicqueau.


La course au sésame.


Quels que soient leurs projets, les Français qui veulent s'expatrier dans la Silicon Valley doivent préparer leur voyage. Premier réflexe : obtenir un visa pour les Etats-Unis. Seuls les plus motivés et les plus patients s'en sortent ! La plupart du temps, ceux dont l'expérience professionnelle est encore limitée commencent par se doter d'un visa J1 (catégorie « trainee » ). Leur séjour peut alors durer de un à dix-huit mois, à condition d'avoir trouvé un recruteur sur place.


Pour obtenir un visa H1B (pour trois ans, renouvelable une fois), il faut absolument être diplômé de l'enseignement supérieur. Mais il n'est pas rare de croiser en Californie des Français chanceux qui ont gagné leur carte de séjour à la loterie américaine !


Mais pour décrocher un emploi avant de partir, la meilleure carte à jouer reste le réseau. Il en existe 200 (spécialisés, par exemple, par catégorie professionnelle). Glaner des informations et des contacts sur leur site est souvent fructueux. A savoir aussi : la chambre de commerce franco-américaine de San Francisco (FACCSF) propose gratuitement sur son site des offres d'emploi, des informations et des conseils pour aborder le marché américain. Elle vend également une liste des sociétés américaines qui recrutent des Français.


Le choc des cultures


Autre point crucial, la connaissance du pays. Les expatriés ont trop souvent l'impression de connaître les Etats-Unis. Pourtant, les différences culturelles sont importantes. Et plus encore dans la Silicon Valley, où tout est centré autour du travail et de l'argent ! Selon Ale Jicqueau, après avoir d'abord idéalisé ce lieu, nombre de Français ressentent un manque émotionnel. Pour s'y préparer, des stages interculturels, proposés avant le départ, aident à mieux appréhender les habitudes des Américains. Des professionnels en free lance qui ont vécu plusieurs années aux Etats-Unis se sont spécialisés dans le « coaching interculturel » , comme Nathalie Monsaint, par ailleurs professeur en management interculturel.


Reste la gestion du retour ! La plupart des expatriés revenus en France ont du mal à entrer dans le moule des entreprises de leur pays, à entendre certains discours privilégiant les diplômes plutôt que l'expérience acquise. Pour éviter ce deuxième « choc culturel » et assumer le retour en douceur, il peut être judicieux, là encore, de s'y préparer avant même de partir !


 

Sandrine Chicaud , 01 Informatique  http://www.01net.com
 

 
131 Ecoles d'ingénieur au banc d'essai   

“L’Usine Nouvelle” a réalisé un panorama des écoles d’ingénieurs. 131 écoles ont répondu au questionnaire envoyé en janvier dernier. Voici un résumé du dossier.

Les écoles au banc d’essai



Mieux qu’un satisfecit, c’est un véritable plébiscite ! 94 % des directeurs des écoles d’ingénieurs jugent leurs relations avec les entreprises satisfaisantes, voire très satisfaisantes. Si une sur deux attend un engagement financier plus important des entreprises, une sur quatre souhaite aussi qu’elles s’impliquent davantage dans la pédagogie et les cours. Le message devrait être entendu. Déjà, nombre d’industriels ont investi les amphis pour y dispenser leurs connaissances. La mise en place d’une démarche compétences dans les établissements les plus précurseurs devrait encore faciliter le dialogue grâce à l’adoption d’un langage commun. D’autant que les écoles n’ont pas que leurs jeunes diplômés à proposer. De la formation continue aux missions de conseil en passant par les contrats de recherche, la liste des prestations qu’elles offrent aux entreprises ne cesse de s’allonger.



1. Leurs ressources


A la recherche de nouveaux financements

Pas assez riches, les écoles ? Avec un budget annuel moyen de 14 731 euros par étudiant, elles ne semblent pourtant pas à plaindre… Mais ce chiffre masque une réalité plus contrastée où les trente premiers établissements confisquent plus de 50 % des ressources globales. Leur secret ? Ils cultivent presque tous un secteur recherche très fort, à l’image de l’ENSI Caen qui pointe à la seconde place de notre classement grâce à ses quelque 600 chercheurs. Un bon moyen de décrocher de juteux contrats.
Quelles que soient les différences, tous les établissements s'entendent sur un objectif : demander plus de moyens aux industriels. 53 % d’entre eux estiment qu’une plus grande implication financière de leur part pourrait améliorer leurs relations. Une doléance en partie entendue par les intéressés : la récente multiplication des chaires d’entreprises et le lancement de fondations comme celle de Supelec montrent bien qu'ils sont prêts à mettre la main à la poche. Une bonne nouvelle pour les écoles qui ne peuvent plus seulement compter sur leurs principaux financeurs que sont l'Etat, les collectivités et les CCI pour faciliter leur développement.


Leurs ressources

Nombre moyen d’étudiants par école : 756

Nombre moyen d’enseignants : 119

Dont enseignants chercheurs : 66

Budget moyen : 14 731 euros par étudiant



> Les écoles les mieux dotées (pdf)





2. Leur ouverture sur l’international


Le retard en voie d’être comblé

Le défi de l'internationalisation semble en passe d'être relevé par les établissements français. Poussée par les entreprises et la concurrence internationale, aucune école n'y échappe. En moyenne, chacune affiche fièrement dix accords de double diplôme avec des établissements d’Europe, d'Asie, d’Amérique du Sud ou du Nord. Du côté des élèves, on ne rechigne pas à se rendre sur les campus étrangers ou à y réaliser des stages. Durant leur scolarité, ils passent ainsi quatre à cinq mois hors de l'Hexagone. Reste maintenant à donner un coup d’accélérateur à l'internationalisation des campus en France. Avec 5 % des heures d’enseignement dispensées en anglais, les écoles ont déjà en partie entamé ce travail. Prochaine étape : réussir à attirer de jeunes étrangers dans leurs amphis. Dans ce domaine, leur petite taille, qui les rend peu visibles sur la scène internationale, constitue un sérieux handicap. Seule issue possible ? Jouer l’effet de groupe en se réunissant sous des bannières comme celles de ParisTech ou du réseau n+i ou au sein des INSA et des écoles centrale.


Leur ouverture sur l’international

Nombre moyen de double diplôme : 10

Part des enseignements en anglais dans le cursus (hors cours de langue) : 5 %

Durée moyenne des stages à l’étranger : 4 mois



> Les écoles les plus cosmopolites (pdf)





3. Leurs relations avec l’industrie


Des partenariats de plus en plus étroits

Depuis quatre à cinq ans, les relations écoles/industrie se sont radicalement transformées. « Le rapport de force a changé. Elles sont désormais plus attentives à nos besoins, reconnaît Florence Lamy, chargée de recrutement de Renault Trucks. De notre côté, nous cherchons aussi à construire des partenariats plus resserrés pour mieux cibler les étudiants qui nous intéressent. » Le temps où l'on se contentait de verser sa taxe d'apprentissage est révolu. Les écoles se sont largement ouvertes au monde économique au point de compter désormais 55 % d’intervenants extérieurs issus du monde de l’entreprise. Quant aux élèves, ils passent au moins 13 mois en entreprise durant leur scolarité. Conférences, stages, enseignements, contrats de recherche… La palette des relations possibles est large. Et de plus en plus d’industriels se disent prêts à mettre la main à la pâte, à l'image d'Unilog qui propose une offre de conférences autour du management de projet. Ou de Philips qui tente de réunir quatre écoles d'ingénieurs (ENSEIRB, ENSICAEN, ESIGELEC et ISEN) autour de son futur campus technologique à Caen. Les pôles de compétitivité, dans lesquels 76 % des établissements disent être engagés, devraient encore contribuer à resserrer les liens. Les écoles tentent d’ailleurs de structurer les sollicitations au travers de chaires. Nous en avons recensé 41. D’autres sont dans les cartons, comme celles des Mines de Paris sur les Risques ou celle de Polytechnique sur le management de l’innovation. Arcelor, Dassault, Renault et Valeo ont déjà accepté de mettre la main à la poche pour la doter d'un million d'euros sur cinq ans.


Leurs relations avec l’industrie

Durée moyenne des stages en entreprise : 13 à 14 mois

Nombre total de chaires financées par l’industrie : 41

Part des intervenants extérieurs issus de l’entreprise : 55 %



> Les écoles les plus accueillantes (pdf)






4. Leur engagement dans la création d’entreprise


Une valeur en hausse

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. 753 entreprises créées ces cinq dernières années générant plus de 3000 emplois… S’il fallait encore une légitimité aux écoles d’ingénieurs qui se sont lancés dans l’entrepreneuriat, la voici. Avec quelque 65 incubateurs ou pépinières déclarés, ces établissements participent largement au renouveau de la création d’entreprise en France. Les écoles ont pris conscience de leur devoir en la matière, elles qui forment de jeunes cerveaux à l’innovation. Conséquence : elles ont conçu toute une série de programmes ou de filières (voir l’Usine Nouvelle n°2919 du 20 mai 2004). Certaines n'hésitant pas à en faire leur marque de fabrique comme l’école des mines d’Alès. Avec succès puisque l’école pointe à la troisième place de notre « top ten ». Juste derrière les locomotives que sont Telecom Paris et les Ponts et Chaussées.



Leur engagement dans la création d’entreprise

Nombre total d’incubateurs ou de pépinières : 65

Nombre d’emplois créés en 5 ans par l’ensemble des écoles : 3 160

Nombre d’entreprises créées en cinq ans : 753



> Les écoles les plus entreprenantes (pdf)





5. Les premiers pas de leurs diplômés


Tapis rouge pour les élèves

Placés trois mois après l'obtention de leur diplôme, avec un salaire moyen de 31 000 euros bruts par an, les jeunes ingénieurs ne connaissent pas la crise de l’emploi ! En tête des mieux payés, polytechniciens et centraliens tiennent la dragée haute aux autres valeurs sûres parisiennes. Seules l’EGIM à Marseille (qui devrait devenir la cinquième école centrale) et l’école supérieure d’ingénieurs de Poitiers (ESIP) parviennent à se glisser dans les premiers rangs. Surprise, en revanche, sur les secteurs d’embauche : les diplômés de 2003 ont majoritairement rejoint les rangs de l’audit et du conseil. Etonnante destination pour des jeunes formés essentiellement pour travailler dans l’industrie ? Au delà de la diminution des recrutements dans certaines activités traditionnelles, ce choix semble surtout refléter une volonté de ne pas s’enfermer trop vite dans un secteur déterminé. « Ce n’est qu’après cette première expérience qu’ils optent, en connaissance de cause, pour une fonction et un secteur plus précis », confirme Christian Margaria, directeur de l’INT et président de la Conférence des grandes écoles.


Les secteurs qui recrutent le plus grand nombre de jeunes ingénieurs

1. Etudes/Conseil/Audit

2. Automobile

3. Technologies de l'information

4. Aéronautique

5. Energie

Durée moyenne d’attente avant le premier emploi : 3 mois

Niveau moyen du premier salaire : 30 491 euros



> Les écoles qui payent le plus à la sortie (pdf)




 

Thibaut De Jaegher,
L'Usine Nouvelle
  http://www.usinenouvelle.com
 

 
Le palmarès 2005 des écoles d'ingénieurs   

L'hebdomadaire Le Point a scruté à la loupe 128 Ecoles d'Ingénieurs. Résultats...

Les écoles « après bac »


Vive les Insa qui réalisent cette année une belle arrivée groupée.

Eternel premier de notre classement, l’Insa Lyon écrase encore une fois la concurrence. L’Insa Toulouse est 3e, l’Insa Rennes, 6e, tandis que Rouen et Strasbourg prennent les 11e et 12e places.

Leur force ? La qualité de leur pédagogie, souvent très innovante, l'effort mis sur l’encadrement, leur recherche appliquée et leur ouverture d'esprit, que ce soit pour aller à l'international ou organiser des cours d'ouverture.

Autres écoles publiques, autres valeurs sûres : les universités de technologie (UT), comme celle de Compiègne (UTC) qui confirme sa deuxième position. Toute jeune, l’UT de Troyes s'impose pourtant à la 4 e place, une belle performance. Débarrassées des problèmes de visa qui les avaient défavorisées l’année dernière, les UT gagnent toutes une dizaine de places. Bravo!



Du côté des établissements privés, l’Esiee, l’ECE, l’Efrei et l’Isep conservent leurs places dans le “ top ten ” des écoles après bac, confirmant une fois encore leur qualité d’une année sur l’autre.

A noter : l’Esigelec, 14e l’an passé, vient s’intercaler dans ce groupe de tête à la 8e place.



Télécharger le classement des écoles après bac (pdf)






Les écoles « après prépa »

Polytechnique domine encore une fois le palmarès des écoles après prépa.

Outre ses atouts traditionnels (qualité pédagogique, recherche, salaires...), sa politique volontariste à l’international a dopé ses résultats.


Numéro deux, l’Ecole des mines compense une taille plus modeste par son exceptionnelle compétence en recherche.

Difficiles à départager, l’Ecole des ponts et Télécom Paris montent sur la troisième marche du podium, talonnées par Supélec et l’Ecole centrale de Paris.Jolie performance aussi de l’Ecole nationale des arts et métiers, qui gagne la 7 e place grâce à son excellente intégration dans le monde industriel, la qualité et l'importance de la recherche appliquée et la puissance de son réseau d’anciens. En revanche, c'est un peu moins bon à l'international… Même critique pour l’ESPCI, excellente école de chimie qui réalise tout de même la plus belle remontée (de la 17e à la 8e place) et entre dans le “ top ten ” des meilleures écoles d’ingénieurs.




Télécharger le classement des écoles après prépa (pdf)
 

  http://www.lepoint.fr
 

 
Le développement des Pôles de Compétitivité   

La France a décidé d’initier une politique industrielle de grande envergure : la mise en avant de Pôles de compétitivité industrielle.

Contexte et enjeux





Comme la plupart des pays développés, la France est confrontée à une accélération des mutations économiques à l’échelle mondiale.



Celle-ci se manifeste notamment par l’internationalisation sous toutes ses formes des facteurs de production. Mais ces mutations font que l’innovation, la recherche - l’immatériel ou l’intelligence en quelque sorte -occupent un rôle croissant dans la compétitivité pour les industries de production des biens et services (conception, gestion, marketing...), faisant appel à une adaptation continuelle face aux évolutions technologiques. Celle-ci résulte également de l’importance accrue des facteurs financiers dans les décisions industrielles et d’un élargissement de la concurrence aux pays à bas coûts.

Dans ce contexte concurrentiel, la France doit améliorer sa compétitivité.

Téléchargez le dossier « Pour un écosystème de la croissance »



C’est la raison pour laquelle il est apparu nécessaire de concevoir, dans le cadre européen renouvelé par l’élargissement, une nouvelle politique industrielle qui combine mieux que par le passé le territoire, l’innovation et l’industrie.

Téléchargez la Synthèse de « La France, puissance industrielle »

Téléchargez le dossier complet « La France, puissance industrielle »




L’innovation est évidemment un des facteurs clefs de compétitivité de l’industrie. Elle est d’autant plus efficace qu’elle repose sur des regroupements de ses acteurs, dans des entités visibles au plan mondial. Et si l’importance des services dans la création de richesses n’est plus à démontrer, le rôle de l’industrie est essentiel :


- Pour la compétitivité et l’attractivité de la France.

- Par l’effet d’entraînement qu’elle exerce sur le reste de l’économie nationale.

- Pour les échanges de biens et des services qui y sont attachés.

- Pour les progrès de la science et des techniques.



L’outil « pôles de compétitivité » doit permettre le développement d’activités industrielles, de l’emploi et conforter les territoires ; il concerne non seulement les domaines technologiques en émergence (nanotechnologies, biotechnologies, microélectronique, ...) mais également des domaines plus matures (automobile, aéronautique, etc..). Il doit aussi s’inscrire dans une perspective internationale, en premier lieu européenne : la création de pôles dotés de la masse critique ouvre vers des partenariats équilibrés avec des acteurs étrangers, notamment dans le cadre Eurêka et du PCRD.






Séminaire gouvernemental sur l’Attractivité




Le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin a présidé le 7 février 2005 le second séminaire gouvernemental sur l’attractivité. 35 nouvelles initiatives concrètes ont été décidées pour renforcer l’attractivité de la France. Elles s’articulent autour de trois axes principaux :

>> attirer les meilleurs étudiants : un effort particulier est mené envers les étudiants étrangers avec un plan d’action destiné à les attirer dans les filières économiques et scientifiques de l’enseignement supérieur français ;

>> attirer des chercheurs de renommée internationale : les mesures prises en 2003 sont amplifiées, notamment la création de 15 nouvelles chaires d’excellence et l’aide au retour des post-doctorants français expatriés ; les liens entre chercheurs publics et entreprises privées sont favorisés ;

>> attirer davantage les « fonctions stratégiques » : le régime des centres de R&D est aligné sur celui des quartiers généraux, la sécurité juridique et fiscale des investisseurs est renforcée, et la fiscalité personnelle des « impatriés » est alignée sur les meilleures pratiques internationales avec, notamment, une imposition proportionnelle à leur temps de travail effectif en France, équivalente à la remittance basis britannique.



Parallèlement, la campagne internationale sur l’image de la France auprès de la communauté d’affaires internationale sera poursuivie et amplifiée. La France est l’un des tout premiers pays au monde pour l’accueil des investissements internationaux. Maintenir ce niveau d’excellence est indispensable pour demeurer une véritable économie de la connaissance. Les pôles de compétitivité seront un des axes forts d’encouragement de la R&D et bénéficieront de mesures destinées à renforcer leur attractivité et leur visibilité internationale.



Les prochaines échéances en matière d’attractivité sont les suivantes :

>> le conseil stratégique de l’attractivité se tiendra le 18 avril 2005 ;

>> la France accueillera à la mi-2005 la 3ème édition de la Conférence sur l’investissement international à La Baule, qui traitera du renforcement de l’attractivité de l’Europe ;

>> le prochain séminaire gouvernemental sur l’attractivité aura lieu début 2006.
 

  http://www.competitivite.gouv.fr
 

 
L'apprentissage dans les formations d'ingénieurs   

L'apprentissage : une forme de pédagogie longtemps boudée par les écoles d'ingénieurs.

depuis plusieurs

années, les expériences se multiplient, sous l'oeil bienveillant

de la Commission des Titres d'ingénieurs. Un exemple avec l'ISEP (Institut

supérieur d'électronique de Paris), lancée dans l'aventure

depuis 1996.



Ingenieur-emplois.com : Quels élèves sont concernés par

ce cursus en apprentissage ?



Michel Ciazynski (directeur de l'ISEP) : Sur ce nouveau projet justement,

c'est le type de recrutement qui change. Nous ouvrons cette formation d'ingénieurs

apprentis aux élèves issus de DUT (génie électrique,

informatique industrielle, mesure physique et génie des télécoms

et réseaux) et de prépa AIS (une année de préparation

après le BTS). Ceux-là entrent en première année

et en parallèle, des personnes issues de prépa traditionnelle

ou de prépa intégrée les rejoindront en deuxième

année. Au total, une quarantaine d'élèves suivront cette

formation.



Ing-e. : Les secteurs d'activités de l'ISEP ont-ils un besoin

particulier en formation en alternance ?



M.C : pas spécialement. Pour les élèves issus de DUT,

c'est une formation plus adaptée car ils sont habitués. Dans

le secteur informatique, ils pourront se confronter aux outils et à

la pratique. Ils auront également touché à l'environnement

projet. Intégrés dans une équipe, ils découvriront

une méthode, un projet en entreprise.



Ing-e. : Quels retours avez-vous de la part des élèves et

des entreprises ?



M.C : Les élèves sont globalement très contents de pratiquer

et de découvrir le fonctionnement d'une entreprise. Ils gagnent de

la confiance et découvrent le métier d'ingénieur sur

le terrain.


Quant aux entreprises, " on répond à leur rêve ".

Les responsables affirment même qu'ils considèrent les apprentis

comme des jeunes ingénieurs et non pas comme des étudiants.



Ing-e : Du coup, on peut se dire que cette expérience manque aux

ingénieurs qui suivent un cursus traditionnel ?



M.C : Oui et non. Chaque type de formation a ses avantages et ses inconvénients.

Si les cursus traditionnels manquent de pratique sur le terrain, ils ont une

expérience à l'international dont ne bénéficient

pas les apprentis. D'autres ne se sentent pas près à affronter

l'entreprise tant qu'ils n'ont pas acquis toutes leurs bases théoriques.

Chaque élève choisit la formation qui lui convient.



Ing-e. : Pouvez-vous, pour fournir, nous citer les entreprises qui accueillent

vos apprentis ?



M.C : Elles sont nombreuses. Dans le domaine industriel, nous pouvons citer

les dernières arrivées : Renault, PSA, Thalès, EADS ou

encore la Snecma.


 

  
 

 
Vers un campus numérique en mécanique   

Un réseau national des plus grandes écoles et universités d'ingénierie mécanique est en train de prendre vie sur le web autour d'un projet commun de grande envergure :

mecagora.org, un espace de elearning

entièrement dédié à la mécanique.

Interview du co-pilote du projet, Claude Philip, professeur à l'ENSAM de

Bordeaux.




Ingenieur-emplois.com : Pouvez-vous nous présenter les objectifs

du campus numérique mecagora.org
?


Claude Philip : il s'agit d'un campus numérique pour la formation

initiale et continue. Il couvrira les grands domaines de la mécanique

- générale, matériaux, conception, fabrication et contexte

industriel - et couvre la formation d'ingénieurs. Au total, nous aimerions

mettre en ligne 40 modules mais pour l'instant, nous sommes en phase de test.

Nous comptons avoir trois modules opérationnels à la fin de l'année

et une dizaine de modules dans un an.






Ingenieur-emplois.com : Quels sont les avantages d'une formation

elearning pour les élèves et les entreprises ?



C.P : Nous savons que les attentes des entreprises sont grandes en la

matière. Envoyer son personnel en formation coûte cher et prend

trop de temps. Avec l'elearning, ils gardent leur personnel sur le lieu de travail

et doivent simplement aménager des horaires de formation.


Quant aux élèves, ils accèdent à un cours d'un spécialiste

qui n'est pas forcément sur leur site de formation initiale, ils peuvent

travailler à leurs rythmes et ont à disposition des connaissances

plus exhaustives et plus variées. Enfin, ils bénéficient

d'une formation hyper personnalisée.


Concrètement, les élèves devront s'inscrire au campus via

le CNED et pourront choisir les modules selon leurs besoins.



Ingenieur-emplois.com : Comment voyez-vous

l'avenir de ce projet ? Y croyez-vous ?



C.P : Bien sûr, nous y croyons surtout en matière

de formation continue, l'intérêt des industriels pour ce type de

service va grandissant. Malheureusement, un tel projet est difficile à

mettre en place dans la mécanique. Les modules coûtent cher (besoin

de beaucoup d'images numériques) et la cible est relativement limitée.

Rien à voir avec le nombre de personnes intéressées par

des cours d'anglais ! Mais les avantages sont tellement évidents pour

tout le monde que l'on y croit. En répondant à leurs besoins spécifiques,

nous comptons aussi particulièrement sur les industriels pour financer

de nouveaux modules.

 

  http://www.mecagora.org
 

 
AREVA recrute 12 000 personnes chaque année pour répondre aux grands enjeux énergétiques du XXIème siècle   



AREVA recrute 12 000 personnes chaque année pour répondre aux grands enjeux énergétiques du XXIème siècle. Deux collaborateurs d’AREVA nous font part de leur expérience :



Samir, Directeur commercial

« J’ai pour mission de construire et déployer, avec le soutien d’une équipe de vendeurs expérimentés, notre plan stratégique à quatre ans pour les prises de commandes de la région Afrique. Nous offrons à nos clients des solutions techniques pour l’automatisation de la gestion des réseaux électriques. Nous intervenons sur des ventes complexes faisant intervenir un nombre important d’acteurs externes (utilisateur final, canaux de ventes, consultants …) mais aussi internes (expert techniques, responsable d’offres, juristes, financiers…). Par nature, mon métier est tourné vers l’international. Les utilisateurs finaux de nos solutions sont basés dans les 54 pays de la zone Afrique. D’où des projets complexes et fortement multiculturels. Pour cela l’entraide et le partage des informations sont essentiels. Nous formons une équipe multiculturelle vraiment très soudée et l’ambiance

de travail est excellente ! »


Fadi, Directeur de projets

« Je gère et coordonne le travail des acheteurs, des responsables techniques, des financiers, des équipes de logistique et des chefs des projets pour livrer à nos clients les solutions que nous leur avons vendus, tout en respectant nos objectifs : la satisfaction du client, les délais et les coûts. Pour occuper ce poste, un responsable d'affaire doit avoir des compétences dans différents domaines : relationnel client, gestion de projet, coordination et management d’équipe, ainsi que des compétences financières, de négociation, et techniques pour bien comprendre nos produits. Il est important de prendre des décisions, d'arbitrer, gérer le stress, prendre des engagements forts et ne pas hésiter à prendre des risques. Ce travail nécessite aussi de nombreux déplacements dans différents pays où est implanté AREVA (France, Inde, Europe, Bangladesh…). Nous sommes tous interdépendants car nos missions sont intimement liées ce qui fait de nous une famille très soudée. J’ai aussi beaucoup de plaisir à travailler avec des personnes de cultures, expertises et parcours différents. »




Consulter les offres d’Areva sur ingénieur-emplois.com
 

  
 

 
LES TELECOMS LIBRES EN QUETE DE CANDIDATS   



Dix ans après les premières communications via internet, la Voix sur IP ne cesse d’explorer les possibilités  des systèmes informatiques. Très largement utilisée en entreprise, la VoIP et plus largement les Télécoms s’ouvrent depuis quelques années à l’open-source générant ainsi de nouveaux besoins en termes de compétences.

Le logiciel libre est à la conquête des Télécoms ! Réservé à ses débuts à quelques initiés, le libre — appelé ainsi en opposition aux logiciels propriétaires car il possède un code source ouvert et modifiable par les développeurs ― et en particulier son éminent représentant Linux a fait son chemin et représente aujourd’hui 4% du marché des systèmes d’exploitation. Dans le secteur des Télécoms, l’adoption des solutions open-source est relativement récente. « Le libre a fait son entrée dans les Télécoms il y a environ 4 ans. Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à adopter ces solutions car elles sont moins coûteuses et peuvent être développées sur mesure selon leurs besoins.», explique Sylvain Boilly Directeur Technique dans la société Proformatique, spécialisée dans les Télécoms et le logiciel libre.

Sur le marché de l’emploi, l’engouement pour les solutions open-source crée un effet d’appel pour le recrutement d’informaticiens adeptes du libre et spécialisés dans les Télécoms. A titre d’exemple sur Lesjeudis.com, 1er site emploi spécialisé dans l’informatique, les propositions de postes sur Unix, Linux, sont désormais deux fois plus importantes que celles sur Windows ! Pourtant l’offre est loin d’être satisfaite car les candidats sont rares. « La convergence des technologies informatiques et télécoms oblige les entreprises à recruter des candidats ayant une  double compétence.  Ces derniers doivent en effet maîtriser à la fois les réseaux Télécoms analogique et numérique mais aussi l’informatique ! », ajoute Alexandre Xiradakis, Directeur Marketing et Communication du Groupe Les Jeudis. Problème : les formations sur les solutions libres sont peu nombreuses et les jeunes diplômés restent fréquemment certifiés sur des logiciels dits propriétaires comme Microsoft.

Luttant contre l’hégémonie des logiciels propriétaires l’open-source mène malgré tout sa propre barque vers un avenir où les candidats à l’emploi auront toutes les raisons de postuler.

 

  
 

 
LOGICA   





1 - Présentez-nous votre entreprise en quelques mots.



Logica est un acteur européen majeur des services informatiques. Le groupe réunit 39 000 personnes dans 36 pays à travers le monde. En France, Logica compte 9 000 collaborateurs.

Son activité englobe le conseil en management, l’intégration de systèmes et l’outsourcing de processus métier et IT. Logica travaille en étroite collaboration avec ses clients afin de les aider à libérer leur potentiel pour devenir plus performants sur leur secteur, accélérer leur croissance et gérer les risques.
Les valeurs de Logica sont au cœur de la culture d’entreprise du groupe : engagement, ouverture et innovation.







2 – Le recrutement


En ce qui concerne les jeunes diplômés, quels sont vos objectifs pour l’année à venir ?


Nous recrutons entre 1 600 et 2 000 collaborateurs chaque année et accueillons environ 700 stagiaires. Ces recrutements s’effectuent sur l’ensemble du territoire français : nous sommes implantés dans une vingtaine d’agences en France. Les jeunes diplômés représentent environ 2/3 de nos recrutements.






Dominique DERVIEUX, Directrice recrutement de Logica


Avez-vous une politique de recrutement spécifique à l’égard des jeunes diplômés ?


Notre politique RH commence dès le recrutement avec une politique très active de relations écoles.

Cela se concrétise avec une présence sur la durée dans les écoles, à la rencontre des administrations et des étudiants, sur les Forum et les Salons.

Cela se concrétise aussi par des événements de rencontres et de proximité proche de notre culture comme notre tournoi annuel de football inter grandes écoles.

Nous sommes également de plus en plus présents sur les nouveaux canaux de relation « internet » : Voitou.fr, Facebook…

Pour nous, toute embauche constitue un investissement sur l’avenir. C’est pourquoi nous développons depuis toujours une politique RH très dynamique. Dès son arrivée, un jeune diplômé bénéficie d’un soutien technique afin de devenir rapidement opérationnel. Pour les jeunes diplômés non informaticiens nous avons développé un cursus de formation spécialement adapté.

De plus, nos jeunes recrues sont prises en charge par un coach, une sorte de mentor qui les accompagne dans leur intégration et leur évolution professionnelle.

Des bilans réguliers ont lieu dès les premiers mois de l’intégration et tout au long de la carrière, d’autres entretiens aident à construire le parcours et l’évolution du collaborateur.

D’ailleurs, notre société s’attache à faire évoluer ses salariés sur la durée :




  • nos jeunes recrues sont mises en situation rapidement chez les clients.

  • les possibilités de promotion sont au-delà de la norme car nos salariés sont accompagnés

  • nous investissons beaucoup dans la formation, dès l’embauche et sur la durée : des cycles qui mixent « développement personnel » et développement professionnel

  • nos filières sont plurielles : conseil en management, conseil en solutions, gestion de projet, outsourcing, expertise technique…




Quels postes sont actuellement à pourvoir dans votre entreprise pour les jeunes ingénieurs ?

Nous proposons aux jeunes diplômés des postes d’ingénieurs en technologies de l’information et des postes de consultants juniors (pour notre branche « conseil » : Logica Management Consulting)


Quels profils recherchez-vous exactement ?


Nous recherchons des jeunes diplômés issus d’écoles d’ingénieurs (informatique ou non), de commerce ou d’universités informatiques (Master II).


Pour nos lecteurs, pouvez-vous expliquer quelles sont vos méthodes de sélection ?


Le processus de recrutement est le même pour un jeune diplômé que pour un stagiaire.

Une fois la candidature retenue, le candidat est convié à participer à une demi-journée de recrutement :



  • présentation de l’entreprise faite par un manager et illustrée par des cas concrets

  • tests de logique et de raisonnement (ou mises en situation individuelles et collectives pour notre branche conseil)

  • Si ces étapes sont passées avec succès, le candidat rencontre dans la journée ou dans les jours qui suivent un chargé de recrutement qui validera sa motivation et l’adéquation de son profil à nos métiers

  • Ensuite, le jour même ou dans la semaine, il rencontrera un manager de l’entité opérationnelle qu’il intégrera pour bien comprendre les missions sur lesquelles il interviendra.


Quelles qualités attendez-vous de vos futurs collaborateurs ?


Les atouts clés pour nous rejoindre : curiosité autour de nos métiers, rigueur, autonomie, adaptabilité, esprit d’équipe, sens du service, ouverture d’esprit…

L’anglais est évidemment de rigueur, Logica étant un groupe international.


Quels sont selon vous, les avantages de votre entreprise ?


Logica a une culture de proximité forte avec ses collaborateurs, depuis le recrutement jusqu’à l’intégration et l’évolution dans la société. C’est un peu la « marque de fabrique » de notre société.

D’autre part, la possibilité de prendre des initiatives est très forte et nous offrons une véritable « liberté de ton » à nos salariés.

Enfin, le groupe Logica a défini des filières métiers, qui comportent des parcours apprenants, faits d’expériences à acquérir et de formations pour renforcer ses compétences et évoluer. Tout au long de leur parcours chez Logica, nos collaborateurs sont accompagnés par leurs managers et formés. Ils ont la possibilité de changer de métier, de filière et de faire évoluer leur carrière, dans un monde où les opportunités sont multiples.


3 - Le conseil emploi


Quels conseils donneriez-vous à un jeune diplômé voulant postuler dans votre entreprise ?


Je conseillerai aux jeunes diplômés, de bien se « connaitre » : il s’agit de se poser, de réfléchir de façon complète à leurs aspirations et aux valeurs qu’ils souhaitent trouver dans l’entreprise. Ça a l’air évident mais c’est un premier travail à ne pas négliger pour que les échanges avec les recruteurs soient constructifs.


 

  
 

 
Accélération de l'innovation : le CSTB lance le Pass' Innovation   



En juillet dernier, le CSTB a lancé le Pass' Innovation, "la voie rapide pour une première évaluation des innovations", un document qui délivre un premier avis technique sur les innovations.

Les conclusions du Grenelle de l'environnement sont claires : l'année 2012 verra arriver la génération des bâtiments à 50kW/m² par an, 2020 celle des bâtiments à énergie positive. S'il l'est moins pour la réhabilitation, le pas pour passer d'une génération à l'autre est relativement aisé pour la construction neuve. A condition qu'il y ait accélération des produits innovants. "La machine à fabriquer de l'innovation est lancée, annonce Alain Maugard, Président du CSTB. Les entreprises font preuve de créativité pour mettre sur le marché des produits répondant aux objectifs de performance."



Aujourd'hui, la principale voie de sécurisation des innovations, appréciée des acteurs de la construction, et notamment des assureurs, est l'Avis Technique. Cette procédure, qui requiert des essais spécifiques, est par nature longue.



Délivrance en trois mois

Aussi le CSTB lance-t-il un nouvel outil d'accélération : le Pass' Innovation. "C'est un dispositif volontaire, poursuit Alain Maugard, qui permet aux entreprises, aux contrôleurs techniques et aux assureurs de disposer d'une première évaluation technique des produits ou procédés."  Atout majeur du Pass' Innovation : son délai réduit (3 mois au lieu de 18 pour un Avis Technique). Il apporte les garanties de maîtrise nécessaires à la mise sur le marché, avant de s'engager vers l'Avis Technique, dont il représente une étape facultative.



Ce nouveau dispositif, qui entre dans le cadre des missions du CSTB pour la qualité de la construction, est accueilli très favorablement par les acteurs du bâtiment, en particulier l'AFSA (Association Française des Sociétés d'Assurance), la FFB, la CAPEB et l'Agence Qualité Construction.



Le Pass' Innovation se déroule en trois étapes : la définition du procédé, l'analyse de l'aptitude à l'emploi, le rapport final. Celui-ci, dont un résumé sera en ligne sur le site Internet du CSTB, donne, en fonction des domaines d'emploi, un diagnostic synthétique des atouts et des risques associés au procédé. Le rapport final se conclut soit par…



  • Feu vert : le risque est très limité et peut être maîtrisé par des recommandations sur la mise en œuvre et/ou le suivi. On considère que le produit ou procédé peut être mis en œuvre. Le cas échéant, la procédure d'Avis Technique est lancée parallèlement. Dans les deux années suivant le rapport final, le client s'engage à apporter au CSTB un retour d'information sur chacun des chantiers qui auront utilisé le procédé, selon des modalités précisées dans le rapport.


  • Feu orange : le risque est "réservé". On propose de vérifier l'applicabilité du produit ou procédé sur un chantier pilote, par exemple via une Appréciation Technique d'Expérimentation de “type b”.


  • Feu rouge : le risque n'est pas maîtrisé, la technique pas aboutie en l'état. Le diagnostic est accompagné d'une analyse des lacunes du produit et, le cas échéant, des actions envisageables de les pallier.




Le Pass' Innovation pourrait concerner trois principales "familles" de produits : les produits déjà largement mis en œuvre dans d'autres pays mais qui n'ont pas encore fait leur preuve en France en raison de contextes climatiques et de techniques différentes ; les produits "dérivés" de gammes existantes ; les produits tout à fait nouveaux qui recèlent de vraies bonnes idées, mais parmi lesquels il s'agit de faire un tri.



"Nous pensons que les demandes de Pass' Innovation concerneront majoritairement les produits ou procédés favorisant les économies d'énergie ou améliorant l'isolation, précise Pierre Carlotti, adjoint au Directeur technique du CSTB, mais le Pass' Innovation n'a pas de limites pour l'innovation." Le CSTB a déjà reçu quelques demandes de Pass' Innovation, parmi lesquelles un produit bio-sourcé. Face à l'urgence de répondre aux nouvelles exigences, le CSTB se prépare à de nombreuses demandes.

http://www.cstb.fr/actualites/webzine/editions/juin-2008/acceleration-de-linnovation-le-cstb-lance-le-pass-innovation.html


TROIS QUESTIONS SUR LE PASS’ INNOVATION

A Pierre Carlotti, adjoint au directeur technique du CSTB



Comment est né le Pass’ Innovation ?


Le Pass’ Innovation a été mis en place à la suite du Grenelle de l’environnement. Il faut savoir que les industriels rencontrent des difficultés à vendre leurs innovations sur le marché du bâtiment lorsqu’elles ne sont pas certifiées par un avis technique. L’avis technique est obligatoire et le délai de délivrance est souvent long. De fait, les discussions qui ont eu lieu au sein du comité opérationnel chargé du bâtiment neuf ont mis en exergue le besoin d’une procédure pour sécuriser et impulser l’innovation. C’est ainsi que le CSTB a été chargé d’encadrer la mise en œuvre du Pass’Innovation.


En quoi consiste le Pass’ Innovation ?


Le principe du Pass’ Innovation vise à accompagner le processus d’implantation des projets innovants sur le marché. Il vient avant l’avis technique mais ne le remplace pas. Concrètement, les industriels ou entreprises vont soumettre leur projet au CSTB qui en fera une analyse technique et réglementaire. A la suite de cette étude, le CSTB remet un document qui constitue une première évaluation de la technique innovante.



Quelles sont vos attentes vis-à-vis du Pass’Innovation ?


Le Pass’ Innovation  est en marche depuis début juillet. Nous avons déjà plus d’une dizaine de demandes de Pass’ Innovation notamment de la part d’industriels du photovoltaïque, du solaire thermique ou de l’isolation. A terme, nous espérons intervenir sur 10 % des projets innovants.


 

  
 

 
Le BTP un secteur qui recrute   



Ingénieur d'études, Ingénieur génie civil, Ingénieur calcul sur Ingénieurs-emplois.com, les offres d’emploi proposant des postes spécialisés dans le BTP affluent par dizaines chaque jour. Il est vrai que dans ce secteur majeur de notre économie, le niveau d’embauche est maximal, avec près de 50 000 à 100 000 recrutements par an. Pourtant, les candidats manquent à l’appel.

Le BTP cherche ses candidats


Le BTP connaît en effet depuis plusieurs années des difficultés de recrutement, conséquences directes des départs massifs à la retraite et du prolongement des études des jeunes. « Aujourd’hui dans le secteur du BTP, les entreprises peinent à recruter des ingénieurs spécialisés car les projets sont trop nombreux par rapport aux ressources humaines disponibles. », explique Lahcène Boulahrdt, responsable commercial du site Ingenieur-emplois.com. Et à en juger par la croissance continuelle des projets en BTP la tendance ne va pas s’inverser ! Entre le chantier de l’A41 Nord, la rénovation de la tour AXA et la réurbanisation du quartier de La Défense, les créations et prolongations de lignes ferroviaires…les carnets de commandes du BTP sont pleins ! Pour l’année 2008, les établissements du BTP formulent ainsi 164 000 projets de recrutement, en particulier sur des profils d’ingénieurs expérimentés et spécialisés dans le domaine des énergies et du développement durable.


L’environnement, un nouveau défi pour le BTP

Avec une consommation annuelle équivalant à 70 millions de tonnes de pétrole, le bâtiment est le plus gros consommateur d'énergie parmi tous les secteurs économiques et génère 25% des émissions de CO2  nationale.

Ces dernières années, le bâtiment cherche donc à se placer comme un acteur clé de la lutte contre les dérives climatiques et environnementales. Respect de la « haute qualité environnementale des bâtiments », utilisation de biomatériaux, énergies renouvelables, gestion des déchets de chantier…le secteur du BTP entrevoit dorénavant une nouvelle conception de son activité et de ses métiers. « Sur Ingénieur-emplois les propositions de postes à doubles compétences BTP et environnement sont de plus en plus nombreuses. Cette situation montre que les entreprises ont véritablement intégré les enjeux liés au climat et la maîtrise des énergies. », ajoute Lahcène Boulahrdt.

Après la prise de conscience, voici venu le temps de l’action. Ingénieurs, au travail !


Consulter les offres d’emploi BTP sur Ingenieurs-emplois.com

 

  
 

 
EDF   




  1. L’entreprise


  2. EDF
    • Présentez-nous votre entreprise en quelques mots.

    EDF, opérateur intégré dans ses trois métiers de la production, la commercialisation et le réseau s’est hissé au rang de 1er groupe Energéticien européen. Avec 156 000 collaborateurs dans le monde, dont plus de 100 000 en France, EDF réalise 45% de son CA à l’étranger grâce notamment à ces solides implantations en Allemagne, en Grande-Bretagne et en Italie.


    EDF Eve Mathieu
    Directrice de la Marque Employeur du Groupe EDF

    EDF est le leader européen des énergies de demain et les chiffres parlent d’eux-mêmes : 60 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 1er portefeuille commercial avec 38 millions de clients dans le monde, n°1 de la production d’électricité en Europe avec 125 GW installés, le Groupe dispose en France de moyens de production essentiellement nucléaire et hydraulique fournissant à 95% une électricité sans émission de C02, 1er producteur européen d’énergies renouvelables, 1er investisseur en France : 40 milliards d’euros d’ici 2012.




    • Quels sont vos objectifs pour l’année à venir ?

    Pour renouveler ses compétences, EDF va recruter plus de 15 000 salariés dans les 5 ans essentiellement dans les métiers de la production d’énergie sans C02, dont 5000 ingénieurs et cadres. EDF investit dans son cœur de métier par des développements sans précédent à l’international, pour participer à la relance mondiale du nucléaire, dans les énergies renouvelables et dans le gaz. Ce sont ainsi plus de 3 milliards d’euros investit dans l’éolien en 3 ans. L’innovation et la recherche sont au cœur du défi technologique, pour maintenir les émissions de C02 le plus bas possible, pour optimiser la durée de vie de nos centrales de production, pour développer des usages de l’énergie efficaces et peu émetteurs de C02 (pompes à chaleur, bâtiments économes en énergie) pour intégrer les nouvelles technologies au service de nos clients (compteurs communicants). Les chercheurs d’EDF contribuent à préparer un avenir énergétiquement soutenable et cette activité représente un budget recherche de plus d’1 million d’euros par jour.


    • Il semble qu’EDF s’implique particulièrement auprès des jeunes ingénieurs notamment avec « la Fondation européenne pour les énergies de demain ». Quelles sont vos actions auprès des étudiants ?

    La Fondation européenne pour les énergies de demain a pour vocation de promouvoir et développer la filière formation dans les énergies faiblement émettrices de gaz à effet de serre. Créer des vocations, accompagner les étudiants et les écoles. Une concrétisation : le master nucléaire international, qui a démarré en septembre avec l’université de Paris XI et les grandes écoles d’ingénieurs (www.energiesdedemain.com). En parallèle, EDF est très actif dans les écoles et universités scientifiques. Forums écoles, présentation de cas, ainsi que de nombreux collaborateurs qui enseignent et transmettent leurs savoirs sur de nombreux sujets scientifiques et techniques. Et bien entendu Energy Day, qui a lieu le 22 octobre au Stade de France : une occasion unique pour des étudiant(e)s en dernière année de cycle et jeunes diplômé(e)s, de formation universitaire et grandes écoles, de découvrir la complexité, la richesse et la diversité de nos métiers. Il est toujours possible (et recommandé !) de se préinscrire sur www.edfrecrute.com.




  3. Le recrutement


    • Quels postes sont actuellement à pourvoir dans votre entreprise ?


    Pour faire face à nos besoins de renouvellement des compétences, nous projetons d’embaucher 3000 personnes cette année. Nous allons rechercher plus de 900 ingénieurs dont 500 ingénieurs pour le nucléaire et pour toutes nos filières énergétiques, hydraulique, thermique, gaz, et également pour nos activités de réseau. Nous recherchons également des spécialistes informatiques et des chefs de projets SI. Enfin, nous allons également recruter plus de 1000 techniciens, prioritairement pour les métiers de la production et pour nos activités du réseau de distribution. Nos offres d’emploi sont majoritairement destinées aux jeunes diplômés et première expérience.


    • En tant que leader européen des énergies, vos recrutements sont-ils réalisés dans une optique internationale ?

    Au-delà des postes à l’étranger, c’est la dimension internationale des projets qui prévaut. Un ingénieur basé en France va pouvoir développer son expertise en la confrontant à des interlocuteurs partout dans le monde. C’est une réalité qui va aller grandissant avec notre dynamisme international. Le Groupe EDF, c’est également des filiales partout dans le monde, de l’Angleterre, où nous venons de renforcer notre présence, à la Chine, en passant par les Etats-Unis.


    • Quels profils recherchez-vous exactement ?

    En tant qu’entreprise industrielle, nous recherchons en priorité des candidats avec une formation de bac +2 pour les techniciens et après bac+5 pour les ingénieurs. EDF intervient sur la conception, la construction, la maintenance de sites de production d’énergies, ainsi que dans le démantèlement pour le nucléaire. Ce sont plus de 200 métiers, qui permettent à un candidat, quelle que soit sa spécialité, de créer son propre parcours : génie civil, nucléaire, SI, etc.


    • Pour nos lecteurs, pouvez-vous expliquer quelles sont vos méthodes de sélection.

    Notre process est très simple : toutes nos offres d’emploi sont systématiquement mises en ligne sur notre site internet www.edfrecrute.com et nous avons un système d’alertes mails ou d’alertes SMS pour faciliter une recherche d’emploi ciblée. Ensuite, les candidats ayant les compétences et les expériences adéquates sont invités à passer des entretiens auprès de professionnels du recrutement. En moyenne, nous établissons les shorts lists en 6 à 7 semaines. Les candidats pré-sélectionnés sont alors présentés aux opérationnels pour la décision finale.


    • Quelles qualités attendez-vous d’un candidat ?

    Nous sommes très attentifs à tous ceux qui souhaitent, avec nos collaborateurs, agir pour concilier progrès et environnement. C’est un engagement quotidien : en tant que leader européen des énergies de demain, nous sommes au cœur des enjeux d’avenir. EDF est une entreprise ouverte, où chaque projet se construit autour de nombreuses expertises. Et cela demande une certaine aisance relationnelle, de savoir tout aussi bien écouter qu’imposer son rythme.



  4. Le conseil emploi


    • Quels conseils donneriez-vous à un candidat voulant postuler dans votre entreprise ?

    De nombreuses offres sont disponibles sur www.edfrecrute.com. Choisissez bien celle qui correspond à votre profil, votre expérience et vos envies. Vous pouvez même répondre à plusieurs et les gérer dans l’espace candidat. Une sélection fine de votre part permettra au recruteur de mieux appréhender l’adéquation entre votre profil et le poste : vous vous donnez les meilleures chances d’intégrer le process de recrutement !


    Eve Mathieu est Directrice de la Marque Employeur du Groupe EDF, en charge du recrutement et de la communication employeur. Son parcours, au sein d’EDF, est diversifié : juridique droit des ouvrages et de l’environnement, conduite de projets d’investissements en Asie, management au sein d’une unité opérationnelle de services supports.


 

  
 

 
Maîtrise de l'énergie et développement des énergies renouvelables déjà 33 milliards d'euros et 220 000 emplois en France   



Pour la première fois, l'ADEME dresse un état des lieux complet emploi et économie des principales activités liées à l'efficacité énergétique et aux énergies renouvelables en France : équipements liés à l'efficacité énergétique dans les logements existants, transports collectifs, véhicules classe A et B, équipements en vue de produire des énergies renouvelables et ventes d'énergies renouvelables.



La lettre présente les chiffres du marché 2007 et les scénarios de développement 2012 pour atteindre les objectifs du Grenelle.


Lire la suite

 

  
 

 
Hays Energie, Eau & Environnement   



1Hays Energie, Eau & Environnement


Hays Energie et Hays Eau & Environnement deviennent des spécialisations métiers à part entière de Hays au travers de ses 17 bureaux en France.


Fort de son savoir faire dans le recrutement et de son expertise dans les métiers de l’oil & gas, du nucléaire, des énergies renouvelables, de l’eau et de l’environnement, Hays crée la division Hays Energie, Eau & Environnement.


Des recrutements depuis plusieurs années ont déjà été effectués dans ces secteurs pour le compte de nos clients nationaux et internationaux. Dans le contexte actuel d’accroissement des besoins, il était nécessaire de créer ces spécialisations avec des consultants dédiés exclusivement à ces métiers.

Les professionnels de l’énergie et de l’eau & l’environnement ont désormais leurs interlocuteurs privilégiés afin de les accompagner dans la recherche des meilleures opportunités professionnelles adaptées à leur parcours, leur expérience.

Les consultants, les candidats et les clients parlent avec le même vocabulaire, maîtrisent la même expertise pour des recrutements rapides et réussis.


Sur hays.fr, les candidats en recherche d’emploi ou en veille peuvent retrouver toutes les offres d’emploi sur la rubrique Energie, Eau & Environnement. Pour une plus grande précision, la section est sous-divisée en quatre rubriques :



  1. Eau & Environnement

  2. Nucléaire

  3. Oil & Gas

  4. Energies renouvelables.


Derrière chaque section, des consultants dédiés à ces métiers répondent aux besoins.

Consulter les offres d’emploi Hays sur Ingenieurs-emplois.com

A propos de Hays :


Présent dans 27 pays, le Groupe Hays est le leader mondial du recrutement spécialisé permanent et temporaire.

Fondé en 1958 et coté à la bourse de Londres au FTSE 250, le Groupe Hays compte aujourd’hui plus de 390 bureaux dans le monde et plus de 9000 collaborateurs en recrutement, spécialisés par métier.


Depuis sa création en France en 2001, Hays a connu une forte augmentation de son activité, grâce à une politique constante de croissance interne.

Chaque année, le groupe Hays place 42 000 candidats et 36 000 intérimaires dans des milliers d’entreprises privées ou publiques dans le monde. Disposant de consultants spécialisés par secteur d’activité, Hays offre un service de recrutement sur mesure.


En 2007/2008, le Groupe Hays a réalisé un chiffre d’affaires de 3.1 milliards d’euros.


Le Groupe Hays développe des solutions de recrutements efficaces, qui répondent aux besoins des clients comme des candidats.


 

  
 

 
AEROSPACE, LE MBA DE L’ESC TOULOUSE   



Formation la plus réputée d’Europe, le MBA Aerospace du Groupe ESC Toulouse forme chaque année une quarantaine de professionnels aux techniques de management dans le secteur aéronautique et spatial. 


Ingénieur-emplois.com : Présentez nous votre formation


Jacques TOURNUT : Le MBA Aerospace existe depuis 10 ans et chaque année nous formons près de 40 cadres et les diplômés sont répartis sur plus de 45 pays. Comme dans un MBA traditionnel, la formation aborde tous les aspects du management et de la gestion. La spécificité de ce MBA Aerospace réside dans son orientation totalement dédiée au secteur aéronautique et spatial. En effet, les études de cas, les présentations ou encore les intervenants issus du monde de l’entreprise sont tous issus ou en rapport avec le domaine d’activité.


Ingénieur-emplois.com : A quels profils s’adresse votre formation ?


Jacques TOURNUT : Pour notre MBA, nous recrutons des professionnels titulaires d’un Bac +4 ou Bac +5 et ayant de trois à cinq ans d’expérience minimum. Mais dans la réalité, nos participants ont environ entre 35 et 45 ans avec une quinzaine d’années d’expérience.

Le MBA Aerospace s’adresse autant à des salariés en poste dont la formation est financée par l’entreprise, qu’à des personnes travaillant dans le secteur mais voulant se repositionner, ou bien encore pour une petite partie, à des gens n’ayant pas encore travaillé dans l’aéronautique et voulant intégrer ce secteur d’activité.


Ingénieur-emplois.com : Quel est l’intérêt de faire un MBA ? Le MBA dans le secteur aéronautique est-il une formation reconnue ?


Jacques TOURNUT : Le MBA Aerospace est une formation très reconnue dans l’aéronautique. Nous diplômons tous les ans des cadres dirigeants. Certains de nos diplômés sont vice-présidents des plus importantes sociétés du secteur (Boeing, EADS, China Airlines, AVIC…). Ces personnes décident généralement de faire un MBA pour donner un nouvel élan à leur vie professionnelle. On a,  coutume de dire que le MBA est un accélérateur de carrière qui permet d’accéder à des fonctions à hautes responsabilités plus rapidement! Plus concrètement, le MBA est un moyen pour les diplômés de capitaliser sur leur expérience et d’acquérir une compréhension plus globale de l’entreprise aussi bien au niveau des pratiques managériales que dans l’organisation des activités des différents services (finance, RH, marketing…). Les titulaires du MBA peuvent ainsi donner une nouvelle dimension à leur travail et se positionner en considérant l’entreprise et ses composantes dans son ensemble.


Ingénieur-emplois.com : Le secteur de l’aéronautique est-il encore porteur aujourd’hui ?


Jacques TOURNUT : Pour le moment ce marché n’a pas encore trop vacillé. Les carnets de commandes sont pleins, il n’y a pas eu trop d’annulations mais le contexte laisse les acteurs hésitants : faut-il investir ? Garder l’argent en prévision d’un durcissement de la crise ?  La forte baisse du prix du pétrole est rassurante.


Jacques TOURNUT est Directeur des programmes MBA et MS de du Groupe ESC Toulouse.


Pour en savoir plus sur le MBA Aerospace, consulter le site http://www.esc-toulouse.fr/eng/p563_263/.html
 

  
 

 
Un marché encore peu touché par la crise   


L’impact de la crise ne se fait pas encore sentir chez Arianespace, ILS et Sea Launch. Cependant,  cette année, le nombre de contrats de lancement est inférieur à celui de 2007.



Le marché des lanceurs ne devrait pas trop souffrir de la crise financière et économique actuelle. En effet, la plupart des grands opérateurs ont une solidité financière suffisante pour ne pas être touchés par la crise. Ces opérateurs sont robustes et passent des commandes de lancements. Par contre, les nouveaux opérateurs qui démarrent un projet et cherchent des financements vont avoir des difficultés à les obtenir.


 
Pour Jean-Yves Le Gall, pdg d’Arianespace, la crise ne devrait pas avoir d’impact sur sa société. “Cependant, le nombre de contrats de lancements a diminué cette année : il n’est que de 15 contre 25 fin 2007. L’an dernier, nous avions remporté 13 contrats sur les 25, soit 52 % du marché, tandis que cette année, nous avons signé 11 contrats sur les 15, soit 73 % du marché. Et l’année n’est pas encore terminée”, dit-il. Globalement, l’année 2008 aura été très bonne pour Arianespace. Il y a eu cinq tirs d’Ariane-5 et un tir de Soyouz, tous réussis. Et il reste le vol V186 à effectuer début décembre avec les satellites Hot Bird-9 et W2M d’Eutelsat. Les deux satellites sont construits par EADS Astrium : le premier utilise une plate-forme Eurostar-3000 et le second, une plate-forme I3K de l’Isro. Ainsi, ce tir est réalisé par Arianespace avec un lanceur et des satellites fabriqués par EADS Astrium pour l’opérateur européen Eutelsat. La seule fourniture non européenne est la plate-forme indienne. “En 2008, nous avons déjà lancé le véhicule ATV Jules Verne, le satellite Giove-B et huit satcoms géostationnaires, tandis que la concurrence a lancé onze satcoms géostationnaires dont un fut perdu (AMC-14) et un autre ne fut pas placé sur la bonne orbite (Amos-3)”, poursuit-il. Les onze contrats signés concernent les satellites Yahsat-1A, Bsat-3b, Nilesat-201, Koreasat-6, MSG-4, Rascom-QAF-1R, AMC-5R, Astra-3B, Astra-1N, un autre satellite de SES dont le nom n’est pas précisé et un dernier satellite dont l’identité reste confidentielle. Pour Arianespace, il n’y aurait eu que quatre autres contrats signés par la concurrence (Yahsat-1B, S2M-1, Sirius-FM6 et la constellation O3b). Aujourd’hui, le carnet de commandes de l’opérateur de lancement comprend 27 satcoms géostationnaires correspondant à 14 tirs d’Ariane-5 (car il y aura un lancement simple), 10 satellites institutionnels dont huit véhicules ATV, la paire de satellites scientifiques Herschel/Planck et le satellite militaire Hélios-2B, ainsi que neuf charges utiles spécifiques pour le lanceur Soyouz (Metop-B, quatre grappes de Globalstar de seconde génération, deux satellites optiques Pléiades et deux paires de satellites IOV pour le programme Galileo). De plus, dans le cadre du dialogue compétitif pour l’attribution des contrats relatifs à la constellation de navigation Galileo, Arianespace a été sélectionné pour la placer en orbite (combinaison d’Ariane-5ES et de Soyouz).


Lot PB. Au niveau des approvisionnements, Arianespace dispose de 15 lanceurs Ariane-5 du lot PA et de 14 fusées Soyouz.  En outre, cinq Vega sont en cours de négociation. Le lot PB, quant à lui, devrait être signé avant la fin de l’année, sans doute après la conférence ministérielle de l’ESA de novembre. Néanmoins, les items à longue durée d’approvisionnement ont déjà été commandés en juin 2007. Au niveau financier, le chiffre d’affaires devrait être d’environ 1 Md€ en 2008 avec des comptes équilibrés.



En 2009, Arianespace espère faire dix vols : huit avec Ariane-5 (sept ECA et la dernière GS), ainsi que les vols inauguraux de Soyouz et de Vega. Les Ariane-5 lanceront 12 satellites de télécommunications géostationnaires, la paire de satellites scientifiques Herschel/Planck et le satellite militaire Hélios-2B. Le premier vol de l’année, début février, verra le lancement des Hot Bird-10 d’Eutelsat, NSS-9 de l’opérateur NSS, ainsi que de la mission Spirale de la DGA (microsatellites d’alerte avancée). En 2010, il devrait y avoir sept tirs d’Ariane-5, dont cinq tirs commerciaux et deux institutionnels (dont un ATV), plutôt que huit.



Le premier vol de Soyouz lancera un satellite de télécommunications géostationnaire. Ensuite, confirme Jean-Yves Le Gall, trois à quatre tirs sont prévus en 2010. Toutefois, il y a plus de candidats que de créneaux disponibles : le premier Pléiades (premier trimestre), les deux grappes IOV de Galileo (mi-2010) et les quatre grappes de Globalstar (qui pourront être lancés de Baïkonour en cas d’indisponibilité de la plate-forme guyanaise). Quant à Vega, le premier tir est prévu en novembre. Il emportera le satellite italien Lares et des Cubesats. Ensuite, Arianespace prévoit un ou deux tirs par an. Les satellites à lancer en 2010-2012 sont ADM-Aeolus, Swarn, Lisa, Proba-3, IXV, etc.



Jean-Yves Le Gall est confiant : l’objectif mythique de 10 tirs en 2010 est réalisable car le carnet de commandes et la disponibilité des lanceurs sont au rendez-vous. Et à iso-personnel (environ 300 personnes), cela représente un certain gain de productivité.



Christian Lardier


Chef de rubrique Espace - Air&Cosmos http://www.aerospacemedia.com/site/



Pour lire la suite de cet article, consultez Air&Cosmos N° 2148 – 21 novembre 2008, actuellement dans les kiosques.

Ou demandez votre magazine gratuit en envoyant votre adresse postale par email à pub@air-cosmos.com  (indiquez en objet : « Mon adresse postale pour recevoir Air & Cosmos N°2148 – Spécial lanceurs »)


 

  
 
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